Au plus fort de ses années d’addictions, Nicolas pouvait boire entre un litre et demi à deux litres de vodka par jour et sniffer plusieurs lignes de cocaïne. « La coke m’aidait à tenir l’alcool », témoigne cet homme élégant de 44 ans, sobre depuis six ans. Bon élève, milieu aisé, sa « rencontre » avec l’alcool remonte à ses années de lycée. Ses études en école de commerce, ses responsabilités au BDE (bureau des étudiants) – « où le frigo était toujours plein » – puis ses débuts professionnels comme directeur de planning stratégique dans l’une des plus grandes agences de publicité, vont participer à sa progressive descente aux enfers.

Pour sa première année professionnelle, Nicolas est envoyé à New York. «Mon boss avait comme formule : “Work hard, Play hard” » Nicolas aime et recherche l’intensité dans la vie et au travail, où il s’y sent « déployer [ses] ailes »« Sous dope, je vivais mon moi idéal. » Quant à son « moi caché », lui, doute et cherche la réassurance. Mais les apparences sont flamboyantes.

« Une affaire de rencontres »

Au tournant de la trentaine, Nicolas affiche tous les signes extérieurs de réussite sociale : un bel appartement, un super job et une compagne. Il va tout perdre.

« Au travail, ça commençait à être difficile. On me donnait des postes un peu protégés, loin des clients. La boîte a été très humaine. Mais le sujet de mes addictions n’a jamais été abordé frontalement, au sens de “nommé”.

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