Quand l'alcool n'est plus gai

Alcool / 29 mars 2018

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Addiction Alcool - Quand l'alcool n'est plus gai

C’est arrivé hier soir… Et la semaine dernière ? Vous avez commencé par une bouteille de blanc au restaurant, continué avec des cocktails dans un bar, puis un peu de champagne parce que c’est festif et, enfin, en boîte, quelques bières parce que c’est moins alcoolisé… Et ce matin, la gueule jaunie et du désespoir plein le crâne, vous vous demandez : « Mais comment ai-je pu boire autant ? Est-ce que j’ai un problème avec l’alcool ? » On vous rassure : on a presque toutes vécu ça. Mais il est sain de se poser la question. Car l’alcool et les femmes, c’est une liaison de plus en plus dangereuse. Selon Alcool Info Service, 7 % d’entre nous boivent quotidiennement (contre 19 % des hommes). « Surtout les femmes qui travaillent dans les relations publiques, le marketing, l’enseignement ou la santé », assure Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre addictologue, en charge d’ une consultation d’alcoologie réservée aux femmes à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Toutes les études confirment que notre consommation est en train de rejoindre celle des hommes, mettant en lumière un fléau qui, selon l’Institut de veille sanitaire (INVS), constitue la deuxième cause de mortalité évitable derrière le tabac, avec 49 000 décès par an. Déjà en 2006, l’INVS alertait sur le fait que plus de cinq millions de Français voyaient leur vie et celle de leur famille ravagées par l’alcool.

Certes, mais entre l’addiction et une petite fête, il y a un monde ! Évidemment. « Ivresse et alcoolisme sont deux choses différentes, nous rassure Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue et auteure de ‘Vertige de l’ivresse. Alcool et lien social’ (éd. Descartes & Cie). S’enivrer est un rite social de célébration auquel il est difficile d’échapper dans nos pays méditerranéens : pas un contrat signé, pas un repas de famille, pas même une messe sans vin. Celui qui ne boit pas est vite taxé d’ennuyeux, il est louche, on dirait qu’il n’ose pas se lâcher, voire qu’il a quelque chose à cacher… Mais l’alcoolique ne vit pas une ivresse : il est plongé dans un cauchemar, une très grave maladie. Le hic, c’est qu’après des années d’excès répétées en bande, il peut arriver que certains plongent. » Voilà l’angoisse. Car, de nos jours, les femmes aussi ont leurs bandes, les vendredis soirs où l’on s’arsouille. Et pourquoi pas ! Tout les y pousse. Pierre a longtemps travaillé au service communication de groupes alcooliers. « Les femmes sont un énorme marché à conquérir, explique-t-il.

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