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Écrans – Sur la santé mentale

Stimulation permanente

Le cerveau est sollicité sans relâche, ce qui perturbe les processus d’attention, de régulation émotionnelle et de récupération psychique. Ainsi, selon l’INSEE environ 4% des internautes déclarent en 2023 se sentir déprimés à cause des écrans et près de 10% évoquent ressentir des envies obsédantes d’aller sur les écrans, témoignant d’une perte de contrôle progressive.

Pression sociale en ligne

La pression sociale exercée par les réseaux et la comparaison constante aux autres peuvent nourrir un sentiment d’infériorité ou d’insatisfaction chronique. Chez des adolescents en particulier, ces mécanismes renforcent la vulnérabilité émotionnelle et peuvent conduire à un isolement progressif, une baisse de l’estime de soi et un repli sur soi. Les “likes”, les vues et les commentaires deviennent des indicateurs de valeur personnelle, ce qui fragilise la construction identitaire et l’image de soi.

Le manque de repos cognitif

Les écrans peuvent également servir d’échappatoire face à la solitude, au stress ou à des émotions douloureuses. Utilisés comme moyen de fuite ou de compensation, ils apportent un soulagement immédiat mais temporaire, renforçant le risque d’usage excessif. Lorsque ces usages deviennent la principale stratégie de régulation émotionnelle, ils limitent l’apprentissage d’autres modes d’adaptation plus sains, tels que la verbalisation, l’activité physique, la créativité ou les échanges sociaux réels.

Les troubles ou symptômes associés à un usage excessif des écrans

  • Les troubles de l’attention et fatigue mentale liés à la surcharge d’informations
  • L’irritabilité, l’impulsivité et l’instabilité émotionnelle
  • Les troubles du sommeil avec retentissement sur l’humeur et la concentration
  • Les symptômes anxieux : ruminations, inquiétude, peur de manquer quelque chose
  • Les symptômes dépressifs : perte d’intérêt, désengagement, isolement
  • La perte d’estime de soi et le sentiment de vide ressenti après un usage prolongé
  • La culpabilité ou la honte liée à la perte de contrôle ou au temps “perdu” sur écran

Par ailleurs, l’usage excessif des écrans est souvent associé à une consommation de substances psychoactives telles que le tabac, l’alcool, le cannabis, la cocaïne (MILDECA – 2024), ce qui peut renforcer des conduites addictives liées à ces substances.

Enfin, les études scientifiques1 soulignent que la santé mentale et les écrans interagissent souvent de manière bidirectionnelle : les personnes déjà fragilisées psychologiquement (stress, anxiété, dépression, isolement) sont plus à risque d’un usage excessif, et cet usage excessif aggrave à son tour les symptômes existants. Toutefois, la force et la direction des effets varient selon l’âge, le type d’usage (temps d’écran vs usage problématique des écrans) et les contextes étudiés2, et certaines études montrent plutôt un effet délétère d’un usage excessif des écrans sur la santé mentale plutôt que l’inverse3.

1 PMID: 34021782 ; PMID: 31304081 ; PMID: 38279148 ; PMID: 37995611 ; PMID: 37080671
2 PMID: 39370520 ; PMID: 33798997
3 PMID: 31305878 ; PMID: 40397441

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