Selon le rapport « Enfants et écrans, à la recherche du temps perdu » rendu public en 2024, un consensus scientifique se dégage sur les effets délétères des écrans, en particulier chez les enfants et adolescents, dont le cerveau et les habitudes de vie sont encore en formation.
Les troubles du sommeil
L’effet négatif le plus récurrent concerne les troubles du sommeil avec, selon l’INSEE, un quart des utilisateurs qui déclarent en 2023 limiter leur temps de sommeil au moins une fois par semaine pour continuer à se servir de leurs écrans. Cette complication est particulièrement présente chez les moins de 30 ans : 37% des 15-19 ans et 43% des 20-29 ans, contre 17% des 50-64 ans et 10% des 65-74 ans.
La lumière bleue et la stimulation associées aux écrans retardent l’endormissement et altèrent la qualité du sommeil.
La sédentarité et l’obésité
La sédentarité et l’obésité constituent une autre conséquence néfaste d’un usage excessif des écrans. Le temps passé assis ou allongé devant un écran réduit en effet l’activité physique et favorise la prise de poids, d’autant plus que la consommation de snacks, sodas ou confiseries est fortement associée aux activités numériques (MILDECA – 2024).
Ces comportements augmentent le risque de pathologies chroniques : diabète et maladies cardiovasculaires.
Fatigue et troubles visuels associés
Une autre conséquence d’un usage excessif des écrans concerne la fatigue visuelle et les troubles visuels associés, la myopie notamment. En effet, les écrans sollicitent fortement la vision de près, ce qui favorise le développement de la myopie chez les jeunes. Par ailleurs, l’exposition à la lumière bleue peut, à long terme, entraîner des risques pour la rétine.
Tendinites de la main, syndrome du canal carpien, arthrose précoce du pouce
La répétition de certains gestes et les postures prolongées peuvent entraîner des douleurs et des troubles musculo-squelettiques au niveau de la main et du poignet. L’usage intensif du smartphone sollicite en effet fortement les tendons, les nerfs et les articulations, et certaines pathologies peuvent apparaître avec le temps : la tendinite des fléchisseurs et extenseurs des doigts, la tendinite de De Quervain, le syndrome du canal carpien ou encore l’arthrose précoce du pouce (rhizarthrose).
Autres effets négatifs évoqués
D’autres effets négatifs sont évoqués, bien qu’ils ne soient pas encore formellement validés par la science. Ainsi, certains chercheurs s’interrogent sur les effets des ondes électromagnétiques et sur l’exposition à certaines substances chimiques contenues dans les terminaux numériques (potentiels perturbateurs endocriniens), justifiant une approche de prudence, notamment durant la grossesse.
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