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Garance, un film de Jeanne Herry

Sortie en salles, septembre 2026

Alcool

Garance un film de Jeanne Herry

Garance n’est pas du genre à tourner autour du verre. Elle l’annonce sans sourciller : « Je suis alcoolique. » Voilà, c’est brut, c’est spontané, c’est simple comme un verre bu avec des amis ou en rentrant du travail, l’air de rien. Cette spontanéité, c’est Garance tout craché, une jeune femme pleine de vie et qui se débat avec une situation professionnelle fragile, un amoureux faiblard et des colocations fragiles.

 

 

Cette vie, elle la vit au mieux mais pleinement. Garance est bien entourée par sa famille et ses amis, et si l’alcool est toujours présent, c’est sans se révéler encore pour elle comme un véritable problème. Pourtant, Garance l’assume totalement : c’est une comédienne « galérienne » et une femme qui boit, souvent… tout le temps… beaucoup. Qui en a besoin et envie. L’alcool ne semble pas s’être imposé à elle. Elle est allée le chercher, peut-être par simple plaisir festif, par réconfort ou pour lutter contre ses angoisses. Il est là, c’est acquis, et depuis longtemps, autant qu’elle s’en souvienne. Le produit a su prendre une place de choix dans son existence. Il compte bien marquer insidieusement son territoire en s’immisçant plus profondément encore dans le parcours de vie de la jeune femme jusqu’à augmenter la fréquence de ses maladresses verbales et de ses chutes, et finir par l’anesthésier jusqu’aux trous noirs qui laissent de plus en plus de place aux regrets des lendemains de cuite difficiles et honteux…

Alors oui, il y aura des alertes successives : une soeur et une mère qui s’inquiètent, des collègues parfois mal à l’aise qui finissent par jeter l’éponge et enfin des médecins à l’injonction facile, qui prononcent des diagnostics qui ressemblent à des verdicts et n’offrent d’autre alternative à la jeune comédienne que le sevrage total et immédiat… Mais ça ne peut pas être aussi simple, car Garance ne se voit plus vivre sans alcool. Elle mourrait sans lui, pense-t-elle… Il faudra bien malgré tout, pour ne pas sombrer plus encore et surtout ne pas perdre les êtres chers qui l’accompagnent, que la jeune femme fasse le deuil de ses trois litres de vin blanc bus quotidiennement.

Construire une nouvelle vie sans l’alcool désormais, c’est toute la difficulté justement. Passées les deux premières semaines des symptômes physiques du manque, il faut combler le vide qu’a laissé l’alcool en se retirant d’une existence centrée sur un produit présent à chaque occasion…

Heureusement pour Garance, Pauline, une scénographe amoureuse, fera irruption dans sa vie au bon moment et saura, avec douceur et patience, l’accompagner dans une histoire d’amour précieuse sur laquelle Garance pourra se reposer en toute confiance pour aller mieux…

Thibault de Vivies,
DopamineCity.fr