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DROGUES / La drogue sur ordonnance contre le stress des exams

Il suffit de demander autour de soi. Parmi les étudiants ou diplômés de parcours sélectifs, nombreux sont ceux qui se sont vus proposer des stupéfiants pour tenir. Parfois sous le manteau, sur internet, mais aussi souvent par des médecins généralistes qui ne voyaient pas l’utilité de creuser leurs problèmes de stress ou d’insomnie.

Pour certains, la première prescription n’est qu’un premier pas. Ils rentrent ensuite dans un engrenage et essayent par tous les moyens d’avoir toujours des comprimés à disposition. Car la plupart des médicaments prescrits dans ces cas – somnifères, bêtabloquants, antidépresseurs – peuvent créer une dépendance.

Une consommation banalisée

C’est ce qui est arrivé à Amélie*, qui a pris ses premiers somnifères et bêtabloquants en PACES (première année commune aux études de santé), avant le concours du deuxième semestre. Quatre ans après, en fac de pharmacie, elle fourrait des boîtes usagées de Stilnox (des somnifères classés stupéfiants), ramenées par des patients, dans ses poches pendant ses stages en officine.

Si elle tient à préciser que les étudiants en pharmacie ne sont pas des “dealers accros aux médicaments”, elle avoue quand même qu’autour d’elle “il y en a plein qui prennent par exemple des antidépresseurs, alors qu’ils ne sont pas dépressifs. Parce qu’on sait très bien que ça permet de se concentrer”. Elle-même a toujours à portée de mains des comprimés de bêtabloquants, des médicaments utilisés en cardiologie, qui se révèlent efficaces contre le stress et les angoisses.

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