Johnny Hallyday : La fureur de vivre

11 décembre 2017

Addiction  - Johnny Hallyday : La fureur de vivre

“La première fois que je suis mort, je n’ai pas aimé ça, alors je suis revenu”, confiait Johnny Hallyday en 2013, dans son autobiographie Dans mes yeux (éd. Plon). Quatre ans après avoir été plongé dans un coma artificiel pendant trois semaines pour soigner les complications d’une opération du dos, le chanteur racontait sa lente remontée vers la lumière. Pendant soixante-quatorze ans, Jean-Philippe Smet, puis Johnny Hallyday, n’a cessé de flirter avec le danger, l’ivresse et la mort. Le chanteur lui-même qualifiait sa vie de “destroyance”. Grand fumeur de Gitanes, le rockeur a confessé à la fin de sa vie avoir consommé de l’opium, du haschich et de la cocaïne. Mercredi 6 décembre, quelques heures après l’annonce de sa mort, dans la tête des fans venus lui rendre hommage devant son domicile des Hauts-de-Seine résonnait sans doute “noir c’est noir, il n’est jamais trop tard, pour moi du gris, je n’en peux plus dans ma vie oh oh…”

Paris, un soir de 1974. Johnny Hallyday emmène son ami Gérard Depardieu dîner au King Club, un établissement de la capitale à la mode. Ils doivent retrouver Monique Le Marcis, programmatrice musicale historique de RTL et découvreuse de talents. “Depardieu vient avant pour qu’on aille ensemble à la boîte et il insiste pour qu’on trouve la drogue à la mode chez les rockeurs : du brown sugar [de l’héroïne]. C’était son obsession du moment”, se souvient l’artiste dans son autobiographie. La star passe quelques coups de fil et réussit à se faire livrer le produit, pour le plus grand bonheur du comédien. L’acteur est si excité que Johnny Hallyday doit le retenir “de ne pas en prendre dans la voiture” qui les conduit au restaurant. “Mais à peine arrivés au King Club, il nous traîne dans les toilettes et en sniffe 2 grammes. Moi aussi, du coup… Solidarité oblige !”

 

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