SCMR : pour les spécialistes, "l'effet est globalement positif"

Deux salle de consommation à moindre risque (SCMR) existent en France à titre expérimental, à Paris et Strasbourg. Les députés doivent décider cette semaine de poursuivre ou non l'expérimentation, et éventuellement d'en ouvrir de nouvelles, à Bordeaux, Marseille et Lille, notamment.

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Officiellement, ces structures sont des salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR). La salle de shoot de Strasbourg est l’une des deux ouvertes en France à titre expérimental. Michel y passe de temps en temps, avec son héroïne. Des travailleurs sociaux et les infirmiers lui fournissent du matériel stérile, et Michel se pique ici, sous leur surveillance, dans un box. « C’est bien, ce genre d’endroit. Ça évite qu’on laisse traîner des seringues partout, parce que souvent après un shoot on n’est pas très concentré… Ça peut arriver de laisser traîner du matos, et ce ne serait pas bien qu’un gamin tombe dessus. Je suis carrément pour ce genre de salle. »

Après son shoot, Michel va pouvoir rester autant qu’il veut, en salle de repos ou dans le jardin. Ici, pas de jugement, un cadre plus sûr, plus hygiénique pour ces hommes et femmes qui vivent dans la précarité, souvent dans la rue : c’est aussi ce que vient chercher Christophe. « Ça fait 21 ans que je me drogue. J’ai arrêté plein de choses : l’ecstasy, le speed, la kétamine… L’héroïne, j’ai arrêté un peu mais je reprends de temps en temps. La coke je n’ai pas arrêté, c’est trop dur. Mon rêve c’est d’arrêter tout, et ici on a plus de courage, plus de volonté pour arrêter, parce que les personnes nous disent ce qui est bien et ce qui n’est pas bien. »

La salle de consommation de drogue à moindre risque, c’est certes pouvoir consommer en toute sécurité, mais aussi être aidé si on souhaite arrêter la drogue.

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