“Pure“ (Saisons 1 et 2)


Une série télévisée en 2 x 6 épisodes de Michael Amo diffusée Paris Première

Autres drogues
Addiction Autres drogues - “Pure“ (Saisons 1 et 2)

Quand la morale religieuse s’en mêle, cela se complique. Tout n’aurait peut-être pas été plus simple pour cette communauté si la cocaïne avait été légale et moins associée aux forces du mal, mais les tortures psychiques des personnages principaux auraient sûrement été bien moins violentes… Quand Noah Funk est “désigné volontaire“ par Dieu pour devenir pasteur de sa communauté mennonite (à ne pas confondre avec les Amishs, même si leur mode de vie y ressemble beaucoup) dans une petite ville de l’Ontario (Canada), il n’aurait jamais imaginé qu’il allait se retrouver mêlé à un trafic de cocaïne reliant le Mexique au Canada… D’une vie simple et paisible avec sa femme Anna, sa fille Tina et son fils Isaac, Noah bascule dans une vie de calvaire qui l’invite à porter sa croix… Contrairement à la fameuse série Breaking Bad, à laquelle on associe souvent Pure, le protagoniste n’a jamais demandé ici à être partie prenante d’un trafic de drogues. Sa position et son tempérament le poussent constamment à tenter de faire le bien autour de lui et à s’effacer au mieux en taisant ses désirs pour épouser ceux d’un Dieu qui le guide via des signes. A aucun moment, il ne prendra plaisir au rôle qui lui est attribué. Il luttera sans cesse, avec maladresse, certes, mais pugnacité, contre ce qu’il identifie comme le côté sombre de l’âme humaine, âme qu’il veut sauver en tentant de la ramener dans le droit chemin, celui de Dieu… Ici, “le bien“ et “le mal“ se font concurrence. Noah et sa famille vont alors se retrouver à découvert et faire avec ce qui se présente à eux, loin désormais d’une vie familiale et communautaire apaisée.

Être pasteur de sa communauté implique inévitablement un certain nombre de responsabilités, dont celle d’être exemplaire mais aussi de protéger sa communauté des tentations extérieures et des membres malveillants qui nuisent au collectif et l’éloignent de ses aspirations spirituelles… Pour commencer, et avant d’être nommé pasteur, Noah s’efforce déjà de convaincre son frère Abel d’essayer de mettre fin à son addiction au crack, sans que le produit ne soit jamais nommé. Il lui offre même un séjour en centre d’accompagnement et de soins, rendez-vous auquel Abel ne se rendra jamais…

Porté par son désir constant de bien faire et d’éloigner sa communauté des usages de drogues, Noah s’attaque en premier à Gerry Epp, un mennonite influent dont il sait qu’il dirige un laboratoire de conditionnement d’une cocaïne en provenance du Mexique. Il le fait arrêter. Mais il est alors contraint par le chef de réseau, Eli Voss, mennonite lui aussi et membre éminent d’une communauté située au Mexique et big boss de la mafia mennonite, de prendre le relais et donc la direction de l’atelier clandestin dont les employés sont tous mennonites eux aussi. Noah, contraint et forcé d’accepter cette tâche et cette responsabilité, décide alors de détruire le réseau de l’intérieur… Un allié de poids va croiser sa route : un ancien camarade de classe, policier à la dérive dans sa vie personnelle et professionnelle, qui cherche un coup fumant pour se rétablir… Toute la première saison de cette série donnera l’occasion à Noah, d’impliquer sa femme, d’accumuler les difficultés et les compromissions, tout en essayant de tenir son cap. Anna lui sera d’un grand soutien, d’un très grand secours, et saura le sortir du pétrin, ou presque…

 

En savoir plus

À lire aussi