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Antidouleurs opioïdes : comment prévenir une crise sanitaire évitable en France

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) assure déjà la surveillance de ces médicaments via son réseau d’addictovigilance qui présente annuellement des rapports sur chaque substance. Une journée d’échange de la commission des stupéfiants et psychotropes sur ce thème a été organisée en mai 2017 et devrait donner lieu à une proposition de plan d’action.

Concernant les prescripteurs, la juste prescription des antalgiques est accompagnée des recommandations comme celles publiées en 2016 par la Société française d’Étude et de Traitement de la Douleur. Ces recommandations devront aussi dans l’avenir concerner les opioïdes dits faibles majoritairement prescrits.

L’élargissement probable des prescriptions de méthadone comme antalgique dans le cancer devra être associé à une vigilance accrue sur cette substance, déjà impliquée dans des cas de décès chez des usagers de drogues.

Il est par ailleurs important de rappeler aux professionnels de santé de rechercher systématiquement des facteurs de risque avant instauration de ces traitements et des usages à risque de ces médicaments.

Enfin, une information orientée vers les patients doit aussi être mise en œuvre régulièrement, en partenariat avec les associations de patients, pour promouvoir le bon usage des antalgiques, y compris en lien avec les pratiques d’automédication.

Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter l’article “De la prohibition des opiacés à la crise des opioïdes” du docteur Bertrand Lebeau qui offre un éclairage historique et sociologique très pertinent.

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Le 06 Fév 18