Ces médicaments qui rendent les jeunes addicts

Autres drogues / 4 juin 2018

Autres drogues
Addiction Autres drogues - Ces médicaments qui rendent les jeunes addicts

Joseph n’avait que 18 ans lorsqu’il est mort d’une over­dose… de médicaments. Sa drogue à lui : des anxio­lytiques de la famille des benzodiazépines, connus sous le nom de Lexomil, Lysanxia, ou encore Xanax. Son pre­mier « dealer » : un médecin qu’il avait consulté pour cal­mer une crise de panique après avoir consommé du can­nabis. Dans son livre poignant, Maman, ne me laisse pas m’endormir (L’Observatoire), Juliette Boudre raconte le parcours chaotique et la descente aux Enfers de son fils.

« J’étais toujours à la recherche du thérapeute qui sortirait Joseph de l’ornière. Et je faisais confiance quand on lui prescrivait des benzodiazépines avec une légèreté dange­reuse. » Le problème ? Ces tranquillisants conduisent à un état second qui fait planer et/ou dormir. Puis il en faut de plus en plus, au fil du temps, pour obtenir un effet cal­mant. Joseph se fournissait en pharmacie avec ses ordon­nances, mais également dans l’armoire à pharmacie de sa grand-­mère ou encore au marché noir, où on lui vendait aussi des médicaments opiacés. « On se retrouve avec de véritables apprentis chimistes », observe le psychologue Jean­-Pierre Couteron, président de la Fédération addic­tion.

1 adolescent sur 4 a déjà pris un médicament psychotrope

Le cas de Joseph n’est pas isolé. En France, près d’un adolescent de 17 ans sur quatre* reconnaît avoir déjà pris un médicament psychotrope (somnifère, tranquillisant, antidépresseur). Ces chiffres datant de 2014, ils ont dû augmenter… « La souffrance mentale touche aujourd’hui des personnes de plus en plus jeunes », constate l’expert.

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