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DROGUES / Usage en vie quotidienne de substances visant à améliorer la cognition, la créativité et la motivation

L’utilisation de substances psychoactives par des sujets sains ne se limite pas au dopage cognitif. En parallèle de l’augmentation de l’usage de « smart-drugs », ces dernières années ont vu l’émergence de substances utilisées à visée récréative comme les nouvelles substances psychoactives (NSP). Les NSP se définissent de manière extensive comme les substances naturelles ou synthétiques ayant des effets psychoactifs, et qui ne sont pas classées stupéfiants. La terminologie utilisée pour désigner ces produits est variée : « RC » (produits chimiques pour la recherche), « euphorisants légaux », « euphorisants végétaux », « sels de bains », « engrais pour plantes », « encens », … Les NSP sont conçues pour imiter les effets des drogues “classiques” telles que le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, le LSD, la MDMA (“ecstasy”) ou la méthamphétamine. L’utilisation de NPS peut être observée parmi différents groupes d’usagers  avec des motivations varient de l’amélioration de la perception et de la créativité au plaisir et à la jouissance.

L’usage de médicaments psychoactifs présente à la fois des avantages et des risques : si de nouveaux médicaments pour traiter les symptômes cognitifs des troubles neuropsychiatriques ou neurodégénératifs pourraient être bénéfiques pour de nombreux patients, la facilité croissante d’accès aux NSP à visée récréative et l’utilisation par les personnes en bonne santé de renforceurs cognitifs en vie quotidienne signifie que la gestion efficiente des substances psychoactives est un problème de plus en plus important. Il est clair que les avantages potentiels des renforceurs cognitifs sont importants, particulièrement avec le vieillissement de la population, et c’est pourquoi il est important de continuer à consacrer des ressources au développement de tels traitements pour les maladies neurodégénératives et les troubles psychiatriques, y compris la maladie d’Alzheimer, le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et la schizophrénie. Cependant, l’utilisation croissante de renforceurs cognitifs par des individus en bonne santé soulève des préoccupations d’ordre sécuritaire, éthique et réglementaire. De même, la compréhension des conséquences à court et long terme des NSP ainsi qu’une meilleure compréhension des motivations et des profils des utilisateurs pourraient promouvoir des mesures de prévention et de réduction des risques plus efficaces.

Aujourd’hui, la consommation croissante de substances par des personnes en bonne santé dans le but d’améliorer la cognition, la créativité, la motivation et le plaisir change la société telle que nous la connaissons.

Par Louise Carton

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