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Face aux "interfaces addictives" d'Instagram et Facebook, l'UE exige des "changements" de Meta

L'Union européenne a demandé vendredi à Meta de changer les interfaces de Facebook et Instagram, les jugeant trop "addictives". La Commission européenne reconnait que "Meta a toujours essayé d'agir en matière de protection des mineurs", mais qu'elle doit "obtenir des changements" du géant de la tech américaine.

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Face aux interfaces addictives d'Instagram et Facebook l'UE exige des changements de Meta

Meta dans le viseur de l’Union européenne (UE). Le géant de la tech américaine se voit imposer par l’UE de changer ses interfaces Facebook et Instagram. Bruxelles reproche à Meta de ne pas avoir correctement évalué et limité les risques d’addiction qui peuvent se développer sur les plateformes, dont les fonctions servent à retenir l’attention.

Il s’agit notamment des flux illimités de contenus, des recommandations hautement personnalisées, ou encore du lancement automatique des vidéos. Autant de fonctions qui visent à gonfler les recettes publicitaires des deux plateformes, en incitant les utilisateurs à « scroller » sans limite.

« Ces fonctionnalités alimentent le besoin des utilisateurs de continuer à faire défiler les contenus et bascule leur cerveau en mode ‘pilotage automatique’, contribuant à des comportements mauvais pour la santé et à des usages compulsifs », a expliqué la Commission européenne.

En outre, l’exécutif européen n’est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d’écran des ados.

Faut-il interdire les réseaux aux ados ?

« Nous contestons ces conclusions préliminaires, qui ne prennent pas en compte les mesures importantes que nous avons prises pour protéger les ados », a réagi un porte-parole de Meta, contacté par l’Agence France-Presse (AFP).

« Nous partageons la volonté de la Commission européenne d’offrir un environnement en ligne sûr et positif », a ajouté l’un des géants de la tech, qui rappelle que ses comptes dédiés aux ados, lancés il y a deux ans, permettent aux parents « de bloquer Instagram durant la nuit et limiter le temps d’écran en journée à seulement 15 minutes ».

La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d’une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne.

En savoir plus : www.france24.com.