Hassan, fumeur de crack à Paris : "Cette drogue est un piège violent"

Consommateur quotidien de crack aux Jardins d'Éole, à Paris, Hassan raconte sa dépendance et la violence des dealers et toxicomanes.

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« Lui, il fume à cause de son père », souffle Hassan en voyant passer un enfant âgé d’à peine 14 ans, sur le trottoir de la rue Riquet dans le 18ème arrondissement de Paris. Si Hassan est au courant, c’est parce qu’il fréquente le camp de toxicomanes « tous les jours », pour se fournir en crack et consommer sa drogue, un « piège » dans lequel il est tombé.

Comme les riverains éberlués par l’enfant qui revendique de fumer « comme tout le monde », Hassan se dit « choqué ». Mardi 21 septembre 2021, comme la veille et le lendemain, il a fait le chemin depuis Meudon (Hauts-de-Seine), pour avoir son caillou. « La première fois de ma vie, c’était il y a cinq ou six ans », essaie de situer l’homme de 54 ans. Bonnet du PSG sur la tête, maillot de gardien de but amateur et sac à dos de tennisman sur les épaules, il s’est arrêté à une dizaine de mètres du camp de toxicomanes, où les fumeurs font craquer leurs briquets sous l’œil des « modous », les dealers qui tiennent sous leur coupe les 200 consommateurs prêts à tout pour avoir leur dose, du vol à la prostitution.

Une longue liste qui débute, pour tous, par une première expérience destructrice que veut bien raconter Hassan : « Quand tu fumes la première fois, tu te sens comme le taureau quand il voit le torero, ça t’emporte, ça te donne une adrénaline incroyable. Moi, je me suis senti plus fort que tout le monde. » Une « explosion » qu’on ne vit qu’une fois.

Ce « bang » qui retentit dans le cerveau des primo-inhalateurs est causé par la transformation de la cocaïne, « basée » pour donner le caillou de crack. Ce mélange de cocaïne « purifiée » à l’ammoniaque « décuple les effets en intensité et en rapidité d’action », rendant « la descente plus rapide » tout en « renforçant l’addiction très rapidement, avec un impact physique et psychique », expliquait à actu Paris le psychiatre addictologue Mario Blaise.

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