L'alcool nuit-il un peu, beaucoup ou pas du tout à notre cerveau ?

Il lui nuit... gravement ! Le pire étant que l'alcool s'en prend à nos neurones de plein de façons différentes. Une action néfaste qui dépend de la dose, mais se voit à toute les échelles.

Alcool

L’Inserm mène depuis des années des travaux sur les effets de l’alcool sur le cerveau. Desquels il ressort, en premier lieu, que l’alcool modifie l’activité de récepteurs situés à la surface des neurones, entraînant un déséquilibre d’échanges avec le milieu extérieur, qui finit par induire la mort du neurone. Mais à cette attaque aux frontière

L’éthanol (alcool) pénètre dans les cellules et y augmente le stress oxydant, avec pour conséquence la dégradation de différentes protéines essentielles et même de l’ADN. Enfin, il provoque la libération de molécules inflammatoires qui participent à la mort neuronale.

L’éthanol agit sur les cellules souches

Ce n’est pas tout : à cause de l’alcool, les neurones sont non seulement plus nombreux à mourir, mais ils sont aussi moins nombreux à naître ! De fait, le processus naturel de création d’un neurone fonctionnel à partir d’une cellule souche neuronale se trouve altéré à cause de la boisson. Reste un dernier effet délétère : l’alcool induit également une diminution du nombre de connexions entre neurones, ainsi qu’une disparition progressive de la myéline, la gaine qui entoure certaines fibres nerveuses.

On le voit, boire ne fait vraiment pas du bien au cerveau. Et les effets neuronaux de l’alcool sont mêmes visibles sans microscope, puisqu’il a été constaté que le volume du cerveau des alcooliques se trouve fortement diminué. À la clé : un impact sur les fonctions cognitives.

Pour en savoir plus sur le sujet vous pouvez consulter notre article sur les liens entre alcool et démence