DROGUES / Crise des opioïdes: Québec publie un guide d'injection

Autres drogues / 2 octobre 2017

Autres drogues

«Les médicaments opioïdes [hydromorphone, morphine ou oxycodone] sont normalement consommés par la bouche, sous forme de capsules ou de comprimés. Parce que ces médicaments contiennent de la cire, de la cellulose ou du talc, s’ils sont injectés, les complications possibles sont : la formation de caillots de sang, des problèmes aux poumons et des lésions pouvant mener à des complications», souligne d’emblée le MSSS dans sa brochure intitulée «Médicaments opioïdes : s’injecter à moindres risques».

Très détaillé, l’outil d’une vingtaine de pages inclut notamment les étapes à suivre pour la transformation, la filtration et l’injection de médicaments opioïdes. «Les étapes de préparation pour une injection à moindres risques sont différentes de celles employées pour l’injection d’autres drogues comme la cocaïne ou l’héroïne», explique le ministère dans son site Internet.

On y apprend ainsi comment préparer, en 14 étapes, la poudre d’un comprimé ou d’une capsule dans une enveloppe en papier. Le MSSS fournit même dans sa brochure un patron d’enveloppe avec lignes pointillées à plier.

«Pour réduire les risques liés à l’usage de médicaments opioïdes et avoir plus de solutions actives [moins de pertes], il est recommandé d’utiliser plus d’eau et une seringue de 3 cc, d’utiliser une filtration combinée […] et de chauffer pour avoir une solution sans trop de résidus et avec moins de bactéries», résume le ministère dans sa conclusion.

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