» retour

DROGUES / L’addiction expliquée par les neurosciences

De la récompense à l’addiction
Comme la prise d’un produit psychoactif entraîne une libération accrue de dopamine, la sensation globale perçue diffère puissamment de ce qu’on ressent avec les plaisirs habituels. Tout cela a été enregistré en mémoire ainsi que l’environnement (le lieu, les personnes présentes, la musique ambiante…) dans lequel l’événement s’est déroulé ; le souvenir est le plus souvent de type positif et renforçant, c’est-à-dire incitant à recommencer.

Comment réagissent les différents individus suite à cette expérience, à cette sensation bouleversante ?

L’appel du produit
Chez la majorité des expérimentateurs, qu’ils soient garçons ou filles, l’ampleur des sensations ressenties, bien que très plaisantes, va conduire à la prudence. “Qu’est-ce que c’est ce truc qui me fait partir si loin ? Qu’est ce qui pourrait m’arriver ? C’est incroyable mais…. il faut que je me méfie…..” L’expérimentateur a pris conscience de « l’anormalité » du frisson et donc ne répétera pas l’expérience ou seulement occasionnellement. Il résistera à « l’appel » du produit, au « wanting », dont il a gardé les effets en mémoire, il saura tempérer l’impulsivité qui le pousse à consommer. Parce que l’une des clefs du comportement addictif, c’est l’impulsivité, ce mode de fonctionnement qui fait qu’on ne réfléchit pas ou peu avant de prendre une décision!
Pour en savoir plus sur le sujet, cliquez sur “Consulter en ligne” pour vous rendre sur le site de Maad Digital
  • Partager l'article sur

A consulter aussi


Revue de presse

OPIOÏDES / Prise en charge des troubles de consommation en première ligne Abstinence, méthadone ou buprénorphine-naloxone?

Par habitant, le Canada s’est hissé au premier rang des pays qui comptent le plus d’usagers d’opioïdes sur ordonnance1 dans le monde, et les taux correspondants de toxicomanie et de surdose sont aussi élevés2–4. En 2010, en Ontario, 510 personnes ont succombé à une surdose liée aux opioïdes, ce qui en fait la cause la plus fréquente de décès chez les jeunes adultes5. La plupart des cas de surdose mortelle en Ontario avaient reçu une ordonnance d’opioïde dans les 3 semaines précédentes6, et beaucoup, sinon la plupart, des médecins de famille canadiens comptent dans leur pratique des patients dépendants des opioïdes.


Le 15 Mar 17