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DROGUES / Qu'est-ce que le captagon, la drogue des djihadistes ?

La douane française a saisi 750.000 comprimés de captagon en provenance du Liban début 2017. Cette drogue permettrait aux combattants de Daesh de commettre des atrocités. Un neurobiologiste nous explique son action sur le cerveau.

Autres drogues

En janvier et février 2017, les douaniers de l’aéroport de Roissy ont mis la main sur 750.000 comprimés de captagon, la « drogue des djihadistes », dans des moules industriels en provenance du Liban, a annoncé la douane française le 30 mai 2017. C’est la première fois que cette drogue est saisie en France. En novembre 2015, les forces de l’ordre antidrogue turques avaient mis la main sur près de 10,9 millions de comprimés au cours de deux descentes distinctes dans la province de Hatay, frontalière de la Syrie. Un mois auparavant, les autorités libanaises ont arrêté à l’aéroport de Beyrouth un prince saoudien qui tentait d’embarquer pour Ryad dans un avion privé près de deux tonnes de pilules de captagon rangées dans quarante valises.

26 juin 2015, dans la station balnéaire de Port El-Kantaoui, près de Sousse, en Tunisie. Un homme âgé de 23 ans et du nom de Seifeddine Rezgui ouvre le feu sur des touristes. Bilan : 39 morts et 39 blessés. Selon des témoignages, pendant la tuerie, l’homme souriait et riait alors qu’il venait de commettre son massacre. Son autopsie mettra en évidence qu’il était sous l’emprise d’une drogue, selon une source citée par le Daily Mail. La substance en cause : la fénéthylline, vendue sous le nom de « captagon ». Cette pilule blanche (que l’on peut aussi s’injecter en intraveineuse) serait très prisée des combattants de Daesh. D’où son surnom de « drogue des djihadistes ».

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