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DROGUES / Sur Ce marché aussi, le client est roi

La sortie du périphérique d’un côté, de l’autre la cité où était stockée la drogue. A Lille, le parking d’un MacDo était l’endroit idéal pour livrer les clients, qui venaient parfois de loin. En deux minutes, c’était réglé. Le point de deal, où l’on venait aussi à pied, a été démantelé en janvier. Début mars, c’est l’activité d’un supermarché de la drogue en ligne (avec livraison à domicile), dont le créateur était originaire de Trappes, qui a été stoppée, a rapporté Le Parisien.

Plus besoin de fréquenter les cités, voire de se déplacer, pour avoir du cannabis, de la cocaïne, de la MDMA (ecstasy), de l’héroïne, etc. « Aller vers » les consommateurs, c’est la nouvelle devise des dealers, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Son équipe « Trend », chargée dans sept grandes villes de détecter les phénomènes émergents, avait retenu ce changement parmi les évolutions majeures dans son rapport 2015-2016, publié en décembre. Ses membres font un travail de fourmi, recoupant les constats de policiers, gendarmes, magistrats, professionnels de santé, associations et usagers. Réunis mercredi 8 et jeudi 9 mars pour préparer leur nouvel opus, ils confirment que la tendance est partie pour durer.

Les premiers signes remontent à quelques années. Mais désormais, les méthodes de vente sont bien installées. « Ce sont celles des grandes surfaces, avec notamment des ventes flash et la possibilité de tout trouver, comme quand on fait les courses le samedi », résume le commissaire divisionnaire Philippe Nouarault, chef de la sûreté départementale du Nord. « Les mêmes techniques d’emprise sur les consommateurs apparaissent clairement », analyse le sociologue François Beck, directeur de l’OFDT.
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Article scientifique

HEROÏNE / Quelles sont les trajectoires de consommation des usagers d’héroïne : une étude de cohorte australienne sur 10 ans parue dans Addiction.

La cohorte australienne ATOS (Australian Treatment Outcome Study) suit depuis 2001 plus de 600 usagers d’héroïne. Ces sujets ont été recrutés dans des structures de soins, mais aussi de réduction des risques et des dommages. La cohorte fournit des données complètes de consommation sur 10 ans pour plus de 400 sujets. Ces données ont été analysées à l’aide d’un outil statistique particulier de clusterisation en trajectoires. En gros, l’outil statistique définit des groupes de trajectoires homogènes au sein de la population.


Le 31 Jan 17