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TABAC / Accusée de tromperie scientifique, la revue Tobacco Control promulgue l'interdiction de la critique

Parfois le réel surpasse le parodique. "L'équipe éditoriale de la revue Tobacco Control a désormais établit pour politique de ne plus répondre aux messages externes de blogs ou de réseaux sociaux sur des études spécifiques [qu'elle publie]", annonce l'éditorial de la revue Tobacco Control de ce 20 février.

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Addiction Tabac - TABAC / Accusée de tromperie scientifique, la revue Tobacco Control promulgue l'interdiction de la critique
Parfois le réel surpasse le parodique. « L’équipe éditoriale de la revue Tobacco Control a désormais établit pour politique de ne plus répondre aux messages externes de blogs ou de réseaux sociaux sur des études spécifiques [qu’elle publie] », annonce l’éditorial de la revue Tobacco Control de ce 20 février. Aux yeux des éditeurs de la revue anti-tabac du British Medical Journal (BMJ): « Les articles de blog ou les messages sur les réseaux sociaux critiquant une étude, alléguant de défauts du processus d’examen, ou faisant des attaques ad hominem sur les auteurs ou éditeurs ne font pas avancer le domaine ni ne permettent un dialogue et un débat scientifique approprié ». En clair, les éditeurs refusent de débattre avec des critiques extérieurs à leur revue. Une manière à peine voilée pour le trimestriel, déjà considéré comme une référence dans le domaine, de s’auto-proclamer organe unique d’expression autorisée sur le sujet et ainsi cadenasser le débat.
Les six signataires, dont la rédactrice-en-chef californienne Pr Ruth Malone, de cet éditorial intitulé « Blog fog? » – Brouillard de blog? – ne précisent pas ce qui a déclenché cette décision. « Mais je pense qu’il est clair que ce qui a contrarié le journal a été la critique par plusieurs auteurs – dont moi-même – d’un article concluant que le vapotage est une passerelle vers le tabagisme sur la base de 4 jeunes non-fumeurs qui ont expérimenté le vapotage puis essayé de fumer une ou deux cigarettes », explique sur son blog le Pr Michael Siegel, de l’Université de Boston.
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