Portail Milieu Professionnel

Quand les millennials dictent les nouveaux codes du rosé (The Conversation)

Alcool
Addiction Alcool - Quand les millennials dictent les nouveaux codes du rosé (The Conversation)

Comme chaque année depuis 2016, en juillet des milliers de convives se réuniront sur les pelouses de Randall’s Island Park à New York pour un immense « Pink-nic » : autrement dit, un pique-nique où l’on célèbre la couleur rose, pink en anglais. Pendant deux jours, les participants, foodies, musiciens ou chefs, habillés de rose et blanc, fêtent ensemble ce moment d’été à la fraîcheur du vin rosé : sur des bannières dressées un peu partout, on peut lire : « Save water, drink rosé ! » (économisez l’eau, buvez du rosé !)

L’engouement est tel qu’aux États-Unis, le deuxième samedi de juin est devenu le « National Rosé Day » ! En quelques années, les Américains sont devenus les deuxièmes consommateurs de rosé au monde – après les Français.

En Amérique du Nord, les ventes de rosé ont bondi de 53 % en 2017 et la tendance se poursuit. Ce sont principalement les millennials qui dopent la consommation : rien qu’aux États-Unis, 65 % entre eux se déclarent « buveurs de rosé ».

Un vin longtemps dévalorisé

Côté vignoble, les traditionnels rosés de Provence donnent le « ton » et suggèrent les nuances de couleur.

En 2011, le couple Brad Pitt–Angelina Jolie passionnés de rosé (et désormais divorcés), ont fait l’acquisition du Domaine Miraval (Var) : aujourd’hui, le château commercialise 2 millions de bouteilles de rosé – récemment un magnum de Muse de Miraval a même été adjugé 2 600 euros lors d’une vente aux enchères à Nice. Un record !

Comment expliquer ce succès global ? Que révèle cette soudaine « passion » pour le vin rosé ?

Rappelons qu’en France, le vin rosé a longtemps été dévalorisé, déprécié, regardé comme un vin secondaire, sans grande technicité, peu digne de l’intérêt des œnologues. En 1986, Maureen Ashley, maître sommelier, expliquait dans le magazine Decanter que le vin rosé n’est toujours pas considéré comme un vin « sérieux ».

Cela est en partie dû à l’origine des vins rosés (« vinum clarum », vin clair) qui est confuse pour certains car composée de divers apports culturels et de mélanges.

Autre stratégie de vente du rosé, le Pink Washing qui consiste à vendre des bouteille de rosé très esthétique, donc chère, en reversant 1 euros pour la recherche contre le cancer du sein. De nombreuses marques utilisent cette technique et cet article anglais en fait un descriptif.

Plus d’info sur le site de The Conversation

En savoir plus

À lire aussi