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Quelle prise en charge pour l’addiction à la cocaïne et aux amphétamines ?

La cocaïne et les amphétamines sont les psychostimulants les plus fréquemment consommés chez les personnes entre 15 et 64 ans. De nombreuses complications médicales sont induites par cette substance et génèrent une surmortalité importante chez ces patients. Pourtant, la prise en charge, notamment médicamenteuse, pour ces substances n’est toujours pas consensuelle.

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La cocaïne et les amphétamines sont les psychostimulants les plus fréquemment consommés chez les personnes entre 15 et 64 ans. De nombreuses complications médicales sont induites par cette substance et génèrent une surmortalité importante chez ces patients. Pourtant, la prise en charge, notamment médicamenteuse, pour ces substances n’est toujours pas consensuelle.

A l’heure actuelle, les guidelines internationales recommandent en première ligne le recours à des interventions psychosociales. Il existe plusieurs techniques de ce type : management des contingences (MC) (approche comportementale qui consiste à récompenser les utilisateurs de stimulants présentant des échantillons d’urine sans drogue), soutien communautaire (intervention à plusieurs niveaux comprenant une analyse fonctionnelle, un entrainement aux habiletés sociales et aux activités sociales, familiales, récréatives et professionnelles), groupe d’entraide, ou thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Ces recommandations ne précisent en revanche pas quelle approche privilégier en premier lieu et comment les combiner. Des données récentes retrouvent toutefois que le management des contingences et les TCC étaient bien acceptées par les patients et relativement efficace.

Les auteurs ont donc voulu évaluer ces différentes approches, et leurs combinaisons, afin de mesurer leur efficacité. Ils ont pour cela réalisé une méta-analyse afin de comparer et classer l’efficacité et l’acceptabilité des interventions psychosociales, simples ou combinées, proposées pour le traitement de la dépendance à la cocaïne et/ou aux amphétamines.

Leurs résultats appuient l’utilisation d’une approche combinée de type soutien communautaire et management des contingences comme intervention la plus efficace et la plus acceptable pour le traitement à court et à long terme des personnes ayant une dépendance à la cocaïne ou aux amphétamines. Pouvoir proposer ces thérapeutiques est d’autant plus important qu’il n’existe pas de traitement médicamenteux consensuel. Ils rapportent toutefois que d’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats et évaluer le rapport coût-efficacité de ces approches.

Par Julien Cabé

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