Autres addictions comportementales - Questions fréquentes

Cette Foire aux Questions a été réalisée avec le concours de l’IFAC, pour en savoir plus sur les addictions comportementales, rendez-vous sur leur site : http://www.ifac-addictions.fr/ 

Addiction sexuelle et affective

  • Peut-on guérir de l'addiction sexuelle ?

    Il existe des prises en charge spécifiques. Elles visent à restructurer une sexualité en la rendant mieux adaptée à l’individu. Elles permettent de réduire le comportement addictif, d’améliorer la relation aux autres de travailler sur un changement de perceptions cognitives.
  • Comment reconnait-on l'addiction sexuelle ?

    L’addiction sexuelle qualifie une fréquence excessive et croissante, non contrôlée, d’un comportement sexuel en dépit des conséquences négatives possibles et de la souffrance engendrée.

    « L’addict sexuel » va passer beaucoup de temps à la recherche de l’assouvissement de ses fantasmes ou de ses comportements sexuels. Elle peut encore être sous l’emprise de pratiques sexuelles particulières.
    Le sexe envahit leur vie, l’espace psychique, pose des problèmes affectifs et sociaux (vie de couple, travail…)… Cela ressemble à une toxicomanie parce que lorsqu’ils essaient d’arrêter, ils ont les équivalents d’un syndrome de sevrage : nervosité et impulsions irrésistibles de retourner sur ces sites.

  • Existe t'il des groupes de paroles pour les addictions sexuelles ?

    Oui, vous pouvez les trouver sur l’annuaire des Dépendants Affectifs et Sexuels Anonyms (Dasa), disponible via ce lien. 

  • Comment puis-je savoir si j'ai une addiction sexuelle ?

    Vous pouvez passer le test de Carnes en cliquant sur ce lien. 

  • Quelles peuvent-être les conséquences de l'addiction sexuelle ?

    Une addiction au sexe peut plonger celui qui en est victime dans une grande solitude, lié à un sentiment de culpabilité ou de honte. Il est aussi possible de contracter des infections sexuellement transmissibles. Des états dépressifs ou suicidaires peuvent être conjoints à une addiction sexuelle.

  • Comment comprendre l'addiction au sexe ?

    On peut voir l’addiction au sexe comme une addiction à part entière car on y retrouve des composants similaires aux addictions avec substances notamment l’incapacité à se contrôler. On peut aussi voir la dépendance sexuelle comme un trouble du comportement ou un trouble de l’impulsion.

    En savoir plus 

  • Quels sont les critères de l'addiction au sexe ?

    Il existe 3 critères d’addiction au sexe :

     

    1- La masturbation compulsive (chez 70% des personnes concernées elle constitue la majorité de l’activité sexuelle).

    2 – Le changement très fréquent de partenaire sexuel

    3 – L’utilisation abusive de vidéos pornographiques

  • Quels sont les critères pour définir une addiction au sexe

    L’addiction au sexe peut se décrire par des rapports sexuels très fréquents et l’incapacité à se contrôler. Le sujet va penser en permanence au sexe. Ce besoin et ces pensées occupent la majeur partie du temps de la personne et empiète sur le reste de ses activité.

Questions jeux-vidéo

  • Comment se manifeste une addiction aux jeux-vidéo chez l'adulte ?

    Souvent l’adulte ayant une pratique addictive des jeux vidéo présentera aussi des troubles liés à des consommations de produits comme l’alcool ou le tabac. Des études montrent que les joueurs qui jouent aux jeux vidéo plusieurs heures par jour consomment aussi davantage d’alcool et fument plus.
    D’autres études ont montré que l’addiction aux jeux vidéo augmentait l’agressivité, l’irritabilité voire pour certains des troubles anxieux (par exemple de l’anxiété sociale).
    Certains joueurs pourront montrer des symptômes dépressifs.

  • Comment le convaincre d'aller chez un médecin ?

    La rencontre avec un professionnel de santé doit être abordée dans le sens d’une aide, d’un soutien pour toute la famille. C’est effectivement toute la famille qui souffre de l’isolement de l’adolescent qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo.
    Pour faire accepter cette rencontre à l’adolescent, il faut lui présenter la consultation comme :

    • un moyen d’exprimer ses difficultés
    • de dire pourquoi il joue beaucoup et ce qu’il ressent lorsqu’il joue
    • Pour les parents ce sera le moyen de :
    • dédramatiser la situation
    • diminuer les inquiétudes
    • d’apaiser les tensions et les conflits…
  • Quelle part prend le jeu-vidéo dans la vie de l'adolescent ?

    Si le jeune est dans une perte de contrôle vis-à-vis du temps passé à jouer aux jeux vidéo, si le jeu devient une préoccupation de tous les instants, si d’autres activités que l’on pratiquait auparavant ont été abandonnées au profit des jeux vidéo, les parents doivent être vigilants.
    Le parent doit être bienveillant mais mettre des limites et si cela ne fonctionne pas ne pas hésiter à prendre contact avec un professionnel pour parler des difficultés rencontrées.

  • Je suis inquiet car j'ai l'impression que mon fils vit dans un monde virtuel

    Les joueurs aiment les jeux vidéo car ils leur permettent d’échapper à la réalité physique, corporelle, environnementale… Mais ce n’est pas pour cela qu’ils confondent le monde virtuel et la réalité.
    Le joueur peut trouver une gratification dans le jeu vidéo qu’il n’aura pas sur le plan scolaire. Le niveau de jeu augmentant, les actions se complexifiant c’est toujours agréable de progresser et d’avoir ce sentiment de récompense dans l’univers du jeu vidéo.

  • Le jeu-vidéo devient il addictif ?

    La question de l’addiction aux jeux vidéo n’est pas partagée par tous. Certains vont parler de pratiques excessives alors que d’autres les qualifieront d’addiction.

    Pour ce qui est de l’adolescent, il convient d’être prudent dans la qualification de la pathologie. L’excès est en général très présent dans le comportement de l’adolescent. On peut qualifier une pratique d’addiction au jeu lorsque le joueur joue pour échapper à un déplaisir, une souffrance psychique (par exemple un fort sentiment d’insécurité).

Questions troubles comportement alimentaire

  • Quelles questions dois-je poser lors d’une consultation à un spécialiste pour choisir mon traitement ?

    Quel est votre gain/perte de poids par semaine pour vos patients ? Quel pourcentage de vos patients retrouve leur poids normal ? Comment établissez-vous le poids à atteindre ?

    Faites-vous une alimentation uniquement via une administration orale ou utilisez-vous des tubes ?

    Quel genre de thérapies offrez-vous ? A quel point les proches sont impliqués dans vos thérapies ?  Comment gérer-vous les éventuelles complications ou comorbidités liés à mon problème ?

  • Quelle est la différence entre trop manger occasionnellement, une addiction à la nourriture et le Binge Eating ?

    Il est tout à fait normal de parfois abuser de la nourriture à certaines occasions, on peut notamment penser aux moments festifs comme Noël. Le Binge Eating quant à lui désigne la consommation d’une grande quantité de nourriture avec une perte de contrôle, les sentiments de honte et de culpabilité sont souvent associés au binge eating. Cela implique de manger rapidement jusqu’à être rempli (quitte parfois à en souffrir). L’addiction à la nourriture est un terme controversé puisqu’il fait le parallèle avec des consommations de substances réellement psychoactives. Toutefois la neurobiologie entre la nourriture et les consommations de nourriture reste différente.

  • On entend souvent que les TCA concernent en majorité les jeunes femmes, y’a-t-il d’autres groupes de personnes qui sont aussi affectés par cette maladie ?

    Les TCA peuvent affecter n’importe qui, des femmes ou des hommes d’une âge plus avancé sont aussi victime d’anorexie ou de boulimie. Certaines personnes auront des TCA durant toutes leurs vies et d’autres ne seront affectés que lors de certains évènements traumatisants ou suite à une dépression ou à de l’anxiété.

  • Comment puis-je aider un proche auquel on a diagnostiqué un TCA ?

    Le traitement pour les TCA est complexe puisqu’il faut modifier un comportement devenu irrésistible. Les soins doivent inclure la famille, les amis autant que le médecin ou le psychiatre/psychologue. Si un de vos proches est atteint de TCA, il faut être empathique mais clair. Vous pouvez par exemple lister les comportements qui vous inquiètent vis-à-vis de ce trouble. Accompagner la personne dans la démarche de soin est souvent une bonne chose à faire pour améliorer la motivation et permettre la prise en compte du patient. Le traitement a pour vocation de modifier le comportement de la personne ayant des TCA en l’aidant à comprendre leur comportement parfois irrationnel et en les orientant vers des pratiques d’alimentation plus saines.

  • Quelles sont les causes des troubles alimentaires ?

    Il n’y a pas de cause unique pour un trouble alimentaire. La génétique joue un rôle important mais n’est pas le seul facteur pouvant causer un TCA. L’environnement joue un rôle déterminant aussi, spécialement durant l’adolescence. Les obligations de perte/gain de poids liés à un objectif médical ou sportif peuvent aussi induire une future anorexie ou boulimie…

  • Y’a-t-il des signes qui peuvent alerter sur un trouble alimentaire ?

    Il n’y a pas de signe précis déterminant un trouble du comportement alimentaire. Certains comportements peuvent toutefois mener à des TCA. Une consommation excessive de gras, une prise de poids rapide ou encore si la personne en question parle beaucoup de son alimentation en terme de calorie. Certaines personnes atteintes d’anorexie pourront faire beaucoup d’exercice. Les personnes atteintes d’anorexie vont sévèrement restreindre les calories qu’ils consomment ou se feront vomir après les repas.