Portail Milieu Professionnel

Autres drogues - Les complications de la cocaïne

Complications physiques : Cardiovasculaire : trouble du rythme cardiaque, dysfonction ventriculaire gauche, altérations des capacités d’attention, atrophies des régions préfrontales et temporales, bronchospasme, syndrome respiratoire aigu, lesion du palais/cloison nasale, Infections (VIH, VHB,VHC), risque d’AVC. Complications somatiques : La cocaïne entraîne des risque d’infarctus notamment parce qu’elle augmente la consommation du myocarde en oxygène. La cocaïne peut induire des insuffisances cardiaques variées (œdème…

Complications physiques :

Cardiovasculaire : trouble du rythme cardiaque, dysfonction ventriculaire gauche, altérations des capacités d’attention, atrophies des régions préfrontales et temporales, bronchospasme, syndrome respiratoire aigu, lesion du palais/cloison nasale, Infections (VIH, VHB,VHC), risque d’AVC.

Complications somatiques : La cocaïne entraîne des risque d’infarctus notamment parce qu’elle augmente la consommation du myocarde en oxygène. La cocaïne peut induire des insuffisances cardiaques variées (œdème aigu du poumon, hypertrophie du ventricule gauche, trouble du rythme cardiaque).

Complications neurologiques : La cocaïne est à l’origine de crise convulsive, elles sont assez fréquente, on peut aussi observer des hémorragies cérébrales ou méningées. La consommation chronique de cocaïne peut aussi entraîner d’une atrophie cérébrale.

Complication fœtus/nouveau-né : La cocaïne peut être responsable de malformations des membres, génito-urinaire, cardiovasculaire, et neurologiques. Les décès in-utero sont également fréquents, par intoxication massive ou malformation cardiaque létale. Les nouveaux nés issues de mères toxicomanes sont souvent prématuré et de faible poids à la naissance. Des professionnels ont diagnostiqués une plus grande « excitabilité » aux enfants ayant consommé de la cocaïne in utero.

Complications psychiatriques :

Episode et trouble dépressif caractérisé ; tentatives de suicide ; épisodes délirants aigus induits (pharmacopsychose) ; attaques de panique induites ;  paranoïa induite par la cocaïne ;  syndrome de recherche compulsive de crack (recherche compulsive de cristaux). Il existe une psychose cocaïnique qui peuvent se dinstinguer selon 3 comportements :

Idée de jalousie/grandeur, Angoisses paranoïdes qui s’accompagnent d’hallucinations tactile (sensation de froid, picotements…) et hallucinations visuelles. La présence de ces comportements psychotiques est fortement influencée par la quantité consommée durant l’année ainsi que le mode d’administration (nasale, fumée ou intra-veineuse).

Risques à long terme

Plus la consommation est fréquente et régulière, plus les usagers s’exposent à un risque de dépendance. Le craving peut alors devenir incontrôlable, l’anxiété peut s’intensifie, les états dépressifs peuvent entraîner un risque suicidaire. Aussi des psychoses paranoïaques avec hallucinations peuvent survenir, les troubles de la mémoire et de l’attention peuvent devenir permanents. Concernant les risques physiques : les tremblements peuvent être plus fréquents et intenses, les mouvements devenir difficiles à contrôler. Des inflammations chroniques, des atteintes du coeur, du foie, des reins, et une diminution des défenses immunitaires qui rendent les usagers chroniques plus vulnérables aux infections peuvent subvenir.

 

Risques liés au marché noir

Bien que la concentration moyenne de la cocaïne soit en hausse, la concentration reste disparate avec de forts écarts d’une cocaïne à l’autre (de moins de 20% pour une teneur faible à plus de 80% pour une teneur extrêmement élevée; 65% étant la moyenne des échantillons analysés). Ces écarts de concentration entraînent une augmentation les risques de surdoses. Dans la mesure où l’on ne maitrise pas les sources d’approvisionnement et d’arrivage il est important de faire analyser ou de tester son produit et à minima de toujours essayer de petites quantités.

 

80% des échantillons de cocaïne analysés contiennent du lévamisole (un vermifuge pour animaux connu pour entraîner des risques de nécroses), 21% de la caféine, 18% de la phénacétine (un analgésique), et 6% de la lidocaïne (un anesthésique local).

 

La cocaïne est donc très souvent coupée avec d’autres produits de moindres valeurs, qui peuvent entraîner certains risques supplémentaires.

 Interactions avec d’autres produits :

 

  • L’alcool : prolonge les effets, augmenter l’intensité et la durée descent. Il entraîne la production de cocaéthylène responsable d’une toxicité cardiovasculaire plus élevée, majorant ainsi le risque de décès brutal par arrêt cardiaque, d’accident neurologique ou d’atteinte du foie et une plus grande perturbation du système immunitaire.
  • Le cannabis : augmente la biodisponibilité de la cocaïne. L’effet est alors plus intense et plus rapide, et l’euphorie est renforcée. Cependant les risques d’anxiété et de paranoïa sont plus importants.
  • Le tabac : augmente les risques cardio vasculaire. L’association tabac, alcool, cocaïne est un trio particulièrement nocif, bien que très répandu.
  • L’héroïne (association appelée speedball) : l’effet de la cocaïne peut masquer une surdose d’héroïne. Une overdose d’héroïne peut alors survenir subitement une fois les effets de la cocaïne estompés, ceux-ci étant plus courts que ceux de l’héroïne.
  • Les IMAO (Aurorix, Niamide, Iproclozide…) : risque de syndrome sérotoninergique (danger mortel).
  • Les ISRNA (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline) : effets variables selon les molécules. Ils peuvent produire une augmentation ou une diminution des effets ou bien encore des effets secondaires désagréables importants (bupropion).
  • Les antidépresseurs tricycliques (ATC) : atténuent les effets de la cocaïne. Attention à ne pas augmenter les doses pour compenser.
  • Les amphétamines et autres stimulants (ritaline..) : entraînent une augmentation des effets secondaires, notamment des risques de troubles cardio-vasculaires.
  • La MDMA : les effets se masquent réciproquement, ce qui amènent souvent à une augmentation des consommations et donc des risques.
  • Le LSD, les champignons hallucinogènes : augmentent du risque de bad trip (bouffées délirantes, paranoïa, anxiété).

Si vous souhaitez avoir accès à des connaissances plus scientifiques sur le sujet, cliquez sur En savoir plus 

Aller plus loin sur l’espace Autres drogues

Informations, parcours d’évaluations, bonnes pratiques, FAQ, annuaires, ressources, actualités...

Découvrir