Saviez-vous qu’elles sont principalement prescrites pour :
-
- des troubles anxieux,
- des troubles sévères du sommeil,
- certaines formes d’épilepsie.
Mais ces molécules agissent essentiellement sur les symptômes sans traiter les causes sous-jacentes des troubles !
Saviez-vous par ailleurs qu’en prise chronique, les effets indésirables des benzodiazépines prédominent et inversent la balance bénéfice/risque de cette classe pharmacologique ? C’est pourquoi les recommandations officielles préconisent une durée de prescription limitée, de quelques jours à 3 semaines pour l’insomnie, et un maximum de 12 semaines pour les troubles anxieux. Et pourtant en 2016, des données de l’ANSM montraient qu’environ 50 % des prescriptions dépassaient 8 mois.
Saviez-vous aussi que sur le plan de la perception du risque, environ 1/3 des patients qui prennent des benzodiazépines rapportent ne pas identifier de risque particulier lié à leur traitement. Et pourtant des phénomènes de dépendance, ou même d’addiction, peuvent émerger et requièrent ensuite une déprescription (réduction de dose ou cessation).
Quelques données épidémiologiques complémentaires :
– 53 % des Français qui prennent des benzodiazépines sont des femmes et 47 % des hommes.
– Motifs de prescription :
- Anxiété : 59 % chez les femmes vs 41 % chez les hommes.
- Troubles du sommeil : 56 % chez les femmes vs 44 % chez les hommes.
Des données qui soulignent l’importance d’une évaluation régulière du rapport bénéfice/risque, d’une information adaptée, éclairée et complète à destination des patients et d’un accompagnement structuré lors de la déprescription, qui doit être planifiée.
Sources :
– ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) – 2025
– Annales médico-psychologiques par Mathieu Chappuy – pharmacien spécialisé en addictologie / Hospices Civils de Lyon
Muriel Gutierrez
Amande épicée