Cannabis, héroïne, cocaïne... Quand les salariés se "dopent" pour être à la hauteur dans leur job

9 octobre 2018

Se changer soi-même, quand on a échoué à changer la situation extérieure. La formule semble tirée d’un manuel de développement personnel. Et pourtant, la conclusion est beaucoup plus négative. Car c’est de stimulants chimiques et de dopage dont parle l’ouvrage collectif Se doper pour travailler. Piloté par trois chercheurs, Il vient de recevoir le prix du livre RH, qui récompense chaque année le meilleur ouvrage en ressources humaines.

De plus en plus, révèlent les études menées sur le terrain, les salariés se dopent. De toutes les manières : tabac, alcool sont les cocktails classiques, mais on trouve aussi amphétamines, cannabis, cocaïne, héroïne, caféine, psychostimulants, analgésiques, médicaments psychotropes… Toutes les catégories socio-professionnelles sont touchées, et les individus bien intégrés : ouvriers, cadres employés ou intérimaires…

Le phénomène est répandu au point de devenir un enjeu de santé publique.  Pourquoi donc les salariés se dopent-ils ? Pour faire face. Au monde du travail qui change, qui se transforme, s’intensifie : productivité, compétitivité, réactivité et performance sont érigées en méthodes de travail… Dans quel but ? Pour être en forme au bureau, trouver de l’énergie et de la concentration, traiter des symptômes gênants, s’intégrer à une équipe ou encore se détendre après une journée difficile.

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