Dry January : «Un mois sans alcool pour régénérer mon corps !» (Le Parisien)

Alcool / 4 janvier 2019

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Addiction Alcool - Dry January : «Un mois sans alcool pour régénérer mon corps !» (Le Parisien)

Aux douze coups de minuit, Jean-Louis Navarro a trinqué à la nouvelle année… avec de la menthe à l’eau. « J’ai posé mon verre de vin blanc, dit-il, à 0h01 exactement. » Pendant un mois, ce sportif de 55 ans ne touchera pas une goutte d’alcool. Il fait son « Dry January», comprendre « janvier au sec ». Le défi, venu de Grande-Bretagne où il fait fureur, est relevé par de plus en plus de Français. Une façon de remettre à flot son corps après les fêtes et d’instaurer une consommation plus raisonnable dans son quotidien.

Jean-Louis en est à son deuxième mois sans alcool. Il a déjà fait l’expérience de mi-novembre à mi-décembre. Ce père de trois enfants n’est ni alcoolique ni accro : « Je suis le Français moyen qui aime bien les bons verres et les bons repas ». Mais il vit à Mâcon, au cœur de la Bourgogne viticole. Et puis, en plus de son travail de formateur en histoire-géographie dans un centre pour apprentis, il est correspondant de presse et se rend sur tous les événements sportifs et culturels locaux. « Il y a beaucoup sollicitations, un petit verre par-ci, un autre par là, c’est d’autant moins bon pour le corps que je suis diabétique. »

Alors, avec une bonne dose d’humour, il relève le défi. « Je ne me mets pas à l’eau plate, je reste festif ! J’abuse du… mojito sans alcool. C’est super bon, frais, cela permet de tenir un vrai verre et aussi de ne pas paraître, disons, ridicule car aujourd’hui encore, ne pas boire, suscite toujours des réflexions. En clair, avec mon mojito à la menthe, je suis fun, tout en prohibant l’alcool ! » Si Jean-Louis concède que changer ses habitudes n’est pas « très facile », c’est loin d’être impossible. « On s’y fait très vite. Et c’est gratifiant, car les retombées sont immédiates. Il y a moins de fatigue, moins de difficultés à s’endormir, moins d’essoufflement, on perd du poids… énumère-t-il. Cela permet vraiment de régénérer l’organisme. »

Même s’il n’en consomme jamais avec eux, et que sa femme ne boit pas d’alcool, le Dry January permet à Jean-Louis, « homme de défi » de « montrer à mes enfants qu’à 55 ans, j’en ai encore sous la semelle et que se passer d’alcool est possible ». Il envisage de maintenir le challenge sur l’année en stoppant tout verre un mois par trimestre.

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