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Alcool – "Il y a une vie après l'alcool et elle est magnifique"

Précieux témoignages à la convention des "AA" au Croisic.

Ils sont réunis pour trois jours de convention au domaine de Port aux Rocs au Croisic jusqu’à dimanche. Un moment fort pour les Alcooliques anonymes des Pays de la Loire qui rassemblent ainsi les abstinents mais aussi les médecins et les addictologues de la région afin d’échanger et de partager.

C’est dans un écrin de verdure et dans un décor de carte postale, face à la mer, que s’est ouverte la 26e convention des « AA » (Alcooliques anonymes) des Pays de la Loire ce vendredi 8 mai au domaine de Port aux Rocs sur la côte sauvage du Croisic. Jusqu’à dimanche 10 mai, sont donc réunis de nombreux membres abstinents et leurs familles ainsi que des médecins et des addictologues autour de tables rondes. Il y a des temps d’échanges, des réunions thématiques, des témoignages aussi avec un message simple mais essentiel : « Il est possible de sortir de l’alcoolisme et personne ne doit rester seul face à la maladie », comme le stipulent les « AA » dans leur présentation.

Une démarche d’entraide et de solidarité qui a sauvé Christophe (nom d’emprunt), 47 ans. Cet habitant de Guérande est abstinent depuis bientôt 5 ans. « Je suis très ému car j’ai une amie qui vient de m’offrir le jeton de mes cinq ans de sobriété », nous confie le quadragénaire qui raconte aujourd’hui son histoire pour à son tour espérer aider les autres. Un témoignage aussi poignant que précieux.

« Un verre et puis un autre, sous couvert de faire la fête »

Christophe évoque d’abord ce père alcoolique mort avant 50 ans. « L’alcool a bercé mon enfance, je m’étais toujours dit que jamais je ne sombrerais. Mais c’était toujours un verre et puis encore un autre. Sous couvert de faire la fête, je me rendais bien compte que je ne buvais pas comme tout le monde. » Un glissement insidieux. L’alcool pendant un temps le fait tenir à son travail, « jusqu’à ce que ça finisse par le menacer ». Son fils, jeune à l’époque, le retient. Un peu. « Mais c’est une drogue dure, et j’ai fini par boire tous les jours, par vivre pour boire. Avec le confinement, c’était sans limite. » Les « AA » ont été sa chance. « Toujours quelqu’un pour me soutenir, me tirer vers le haut, jamais pour s’apitoyer. » Le quadragénaire a fait un long travail sur lui-même. « J’ai compris que l’alcool remplissait des vides émotifs, affectifs. Aujourd’hui, j’arrive à les combler tout seul. Je n’ai jamais été aussi heureux. Parce que je suis avec moi-même. » Alors, aujourd’hui, Christophe veut rendre ce qu’il a reçu. « Même si chaque alcoolique a un parcours différent, je veux leur dire qu’il y a une vie après l’alcool et qu’elle est magnifique ! »

En savoir plus : www.ici.fr.

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