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Le saviez-vous : la consommation récréative de kétamine est en pleine expansion en France

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Le saviez-vous la consommation récréative de kétamine est en plein expansion en France
Crédit photo : Magnific

+342 % de saisies par les douanes entre 2024 et 2025, et des signaux d’addictovigilance qui ne cessent de croître depuis 2020…

Non, la kétamine n’est plus seulement un anesthésique de bloc opératoire (humain et vétérinaire) ou de santé mentale (troubles de l’humeur, trouble dépressif résistant aux traitements, crises suicidaires).

C’est aujourd’hui une substance dont la consommation récréative connaît une importante augmentation et diffusion en France, particulièrement chez les jeunes.

Derrière l’idée reçue qu’un « médicament ne peut pas faire de mal », la réalité sanitaire rattrape brutalement les usagers.

Addict’AIDE vous propose de revenir sur quelques données et connaissances actuelles sur la kétamine : une substance psychoactive (antagoniste des récepteurs NMDA) recherchée pour ses puissants effets dissociatifs.

La kétamine à des fins récréatives : quelles spécificités ?

La kétamine se présente sous forme de cristaux dans la majorité des cas, mais aussi de poudre amorphe ou de “rock”, elle peut être vendue également sous forme liquide. Suivant la forme initiale elle va être “cuisinée” afin d’être transformée en très fins cristaux, ou en poudre de couleur blanche.

Saviez-vous qu’en contexte récréatif, elle est majoritairement sniffée.

On observe également des injections (intraveineuses ou intramusculaires), une pratique qui se diffuse chez certains jeunes et/ou dans certains contextes d’utilisation.

Selon le rapport de l’OFDT de 2024, on estime à 1,1 % le taux d’expérimentation chez les lycéens de 17 ans, et à 2,6 % chez les 18-64 ans.

Bien qu’il semble s’agir de chiffres en fourchette basse, la dynamique est cependant dans le sens d’une nette augmentation des usages.

Consommation de kétamine : une courbe exponentielle, depuis 2015 !

La consommation monte de façon très forte, les signaux d’addictovigilance (effets indésirables) doublent chaque année depuis 6 ans, et les demandes de soins explosent, en particulier chez les 12-25 ans.

Face à cette diffusion majeure, la détection, la prévention et la structuration de parcours de soins adaptés deviennent une urgence de santé publique.

Hélène Donnadieu, notre experte du mois, reviendra notamment sur les effets de la Kétamine sur la santé physique et mentale.