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CANNABIS / Vers une simple contravention pour les usagers

La ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé ce mercredi la mise en place de peines plus légères pour réprimer l’usage du stupéfiant.

Cannabis

L’amende plutôt que le tribunal. Les usagers de drogues seront bientôt uniquement passibles de contraventions immédiates. «Je pense que dans les trois-quatre mois qui viennent, nous aurons mis en place cette mesure», a annoncé mercredi Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur,au micro de BFM-TV-RMC.

Dans son programme pour la présidentielle, Emmanuel Macron prévoyait d’instaurer une simple contravention pour l’usage et la détention de cannabis. «Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en œuvre d’ici la fin de l’année», a précisé un peu plus tard l’entourage du ministre de l’Intérieur.

Juridiction de proximité

Actuellement, l’usage de drogues et notamment de cannabis est passible d’une amende de 3 750 € d’amende et d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement. Avec cette contraventionnalisation, l’usage de stupéfiants ne serait plus passible du tribunal correctionnel mais d’une juridiction de proximité. Il reste donc une infraction pénale.

L’annonce d’une telle mesure éclaire la position du candidat Macron restée floue pendant la campagne. Alors qu’il ne cessait de marteler être contre la dépénalisation, il écrivait dans son livre intitulé Révolution : «On pourrait tout à fait considérer que le régime des contraventions serait suffisant pour sanctionner ces comportements.» Alors pour ou contre la dépénalisation ? En fait, cette confusion tient notamment au fait que tout le monde ne met pas la même chose derrière le terme de «dépénalisation».

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