CANNABIS / Weed business : l’homme qui enfume la France

Cannabis / 3 novembre 2017

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Addiction Cannabis - CANNABIS / Weed business : l’homme qui enfume la France

C’est officiel : Jonas Duclos, 31 ans, est le premier homme à vendre de la weed légalement en France. Depuis près d’un mois, il distribue sur notre territoire la BlueDream, une herbe qui respecte scrupuleusement la législation française en affichant un taux de THC inférieur à 0,2 %. Le THC n’est que l’un des 85 cannabinoïdes actifs du cannabis, et en avril dernier, lorsqu’il décide de se lancer dans le weed-business, Jonas mise sur un autre cannabinoïde : le CBD, ou cannabidiol. Contrairement au THC, le CBD n’a pas d’effet psychoactif. Il n’aurait aucun effet secondaire, soulagerait les inflammations, la dépression et l’anxiété. Une substance que l’industrie pharmaceutique étudie d’ailleurs de près et qui aurait déjà fait ses preuves sur les malades atteints de sclérose en plaques.

 En avril dernier, cet ancien responsable financier spécialisé dans la gestion de fortunes pour de grandes banques suisses lance CBD420, avec deux associés, Kévin Goetelen et Bruno Studer. Son ambition : imposer la weed légale en Europe. Six mois après le lancement de CBD420, ses produits sont déjà vendus dans près de 700 tabacs et commerces en Suisse. Aujourd’hui, il compte bien envahir le marché français. Voici comment.

VICE : Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le weed business ?
Jonas Duclos : J’ai de gros problèmes de santé depuis quinze ans, j’utilise le cannabis comme antidouleur depuis presque autant d’années et j’ai la forte conviction que le cannabis présente un vrai potentiel thérapeutique. Puis j’ai commencé à m’intéresser au chanvre industriel. Cela fait des siècles que les pays d’Europe produisent du chanvre industriel, on l’utilise pour le papier, les toiles des bateaux, on peut même le retrouver dans l’isolant de notre maison. L’utilisation du chanvre est aussi vieille que l’histoire de l’Empire de Chine ! En Suisse, la loi qui régit le chanvre industriel a évolué, et la tolérance pour la concentration maximale de THC est passée de
0,2 à 1 %. Ça voulait dire qu’on pouvait créer un produit à la fois agréable à fumer, et conforme à la réglementation suisse. On a foncé.

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