En tirant sur son premier joint au lycée, Clarisse ne se serait jamais doutée qu‘elle deviendrait accro au cannabis.
À 18 ans, elle arrive dans une nouvelle ville pour y faire des études. Elle s’installe en colocation avec sa grande sœur âgée de deux ans de plus qu’elle.
Fumer un joint, « comme tout le monde »
Clarisse fume un peu pendant les soirées et jamais toute seule. « Comme tout le monde, je pense », me dit-elle au téléphone.
L’enquête de l’OFDT menée sur l’année 2017 révèle aussi que « la consommation actuelle concerne surtout les plus jeunes et les hommes (28 % des 18-25 ans, 35 % des hommes et 21 % des femmes de cette tranche d’âge). »
Lors de sa 4e année d’études, la jeune femme perd sa grand-mère, dont elle était très proche.
Clarisse se réfugie alors dans la fumette. Elle pleure constamment, le chagrin l’épuise… Un soir, elle décide d’allumer un joint pour s’endormir plus rapidement.
Ça fonctionne. La première fois.
Devenir accro au cannabis, avec la déprime
L’étudiante se met à fumer une fois par jour, avant de se coucher. Puis deux joints, puis trois. Puis elle arrête de les compter.
Autour d’elle, personne ne s’inquiète réellement. Seule sa mère trouve qu’elle perd de plus en plus de poids, et s’alarme de son état, sans savoir comment aider sa fille.
Clarisse raconte :
« Je l’avais prévenue que je fumais de la beuh mais sans lui parler de ma consommation quotidienne.
J’ai perdu 10 kilos en 3 mois et à ce moment-là, elle a commencé à me demander d’aller voir un psy, de faire attention… »
Malgré les mises en garde de sa mère, Clarisse ne réalise pas tout de suite qu’elle est totalement accro au cannabis.
Voir la suite du témoignage sur le site madmoizelle.fr