Essai / “25 idées reçues sur les addictions“ de Laurent Karila

5 mai 2017

Addiction  - Essai / “25 idées reçues sur les addictions“  de Laurent Karila

 

Laurent Karila, praticien hospitalier au Centre d’enseignement, de recherche et de traitement des addictions de l’hôpital universitaire Paul-Brousse et enseignant à l’université Paris Sud, a beaucoup écrit sur la problématique des addictions aux substances psychoactives, mais aussi comportementales qui, depuis plusieurs années, sont entrées dans le champ de l’addictologie.

Il s’attaque ici aux idées reçues, aux a priori, aux représentations et informations erronées qui verrouillent parfois la réflexion et empêchent le recul nécessaire à une meilleure compréhension des enjeux. Chaque chapitre est titré avec une idée reçue qui est alors décortiquée et déconstruite, l’occasion de revenir sur un certain nombre de raccourcis, d’imprécisions, et construire un socle commun de notions et connaissances essentielles à acquérir pour pouvoir comprendre et évaluer ses usages ou comportements, et accompagner au mieux ses proches ou moins proches en difficulté, ceci dans un esprit et un soucis de pragmatisme.

Voici une liste raccourcie des idées reçues sur lesquelles le docteur Laurent Karila revient dans cet ouvrage :

  • « L’addiction, ce n’est qu’une histoire de dopamine. »
  • « Il y a les drogues douces et les drogues dures. »
  • « Les addictions comportementales sont moins graves que les addictions aux drogues ou à l’alcool. »
  • « Etre addict au sexe, ce n’est qu’un slogan médiatique. »
  • « L’héroïne est la drogue la plus dangereuse. »
  • « Boire un peu d’alcool pendant la grossesse n’est pas très dangereux. »
  • « Tout le monde est accro à son smart phone. »
  • « Le cannabis conduit à la consommation de drogues dures. »
  • « Fumer du cannabis rend schizo. »
  • « Quand on arrête de fumer des cigarettes, on grossit. »
  • « Une hospitalisation est suffisante pour guérir. »
  • « Les traitements de substitution aux opiacés, c’est de la drogue aussi. »
  • « Pour s’en sortir il suffit d’avoir de la volonté. »

Ce travail de déconstruction des idées toutes faites est un enjeu essentiel dans la prévention, la réduction des risques et le soin, car il permet de faire évoluer les représentations sur les produits et le regard sur leurs consommateurs et sur certains comportements qui peuvent tendre vers des problématiques addictives qu’il ne faut pas prendre à la légère. Il est simplement question ici de faire le point et, dans une démarche pédagogique de transmission de savoirs essentiels, d’avancer dans la connaissance, la réflexion, l’accompagnement et la prise en charge…

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