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Consommer du cannabis à l’adolescence augmente le risque de schizophrénie 15 ans plus tard

Consommer du cannabis à l’adolescence augmente le risque de schizophrénie 15 ans plus tard. Et l’augmentation n’est pas liée au fait que ces jeunes étaient déjà à un stade précoce de cette maladie, ni à la consommation d’autres substances comme le tabac, l’alcool ou d’autres drogues illicites, pas plus qu’à des antécédents familiaux de schizophrénie.

C’est en tout cas la conclusion à laquelle est parvenue une équipe de chercheurs finlandais, dont les travaux viennent d’être publiés au mois d’avril dans la revue British journal of psychiatry.

Plus on fume de cannabis, plus le risque est important

Il était déjà démontré que la consommation de cannabis expose à une augmentation du risque de trouble délirant et notamment de schizophrénie. Une méta-analyse publiée en 2015 établit le lien avec un premier épisode psychotique et une autre publiée en 2016 avec le risque de psychose en général. Les études montrent que le début de la maladie, également, est plus précoce. Par ailleurs il existe un effet dose-réponse, c’est-à-dire que plus on fume, plus ce risque est important.

Cependant, les études disponibles évaluent plutôt des symptômes psychotiques qu’un trouble mental caractérisé par de tels symptômes à proprement parler. Il peut s’agir d’hallucinations (auditives, sensorielles, olfactives ou visuelles), d’un délire à thématique persécutive (le sentiment de se sentir menacé) ou intuitive (être persuadé, par exemple, que l’on est le fils caché d’une figure de l’histoire). Autre limite, ces études ne prennent pas en compte l’existence de symptômes prodromiques (c’est-à-dire précoces) de schizophrénie chez les jeunes avant la consommation de cannabis, ni la consommation en parallèle d’autres substances psychoactives.

Ces deux caractéristiques sont autant de facteurs de confusion pouvant expliquer l’association observée entre consommation de cannabis et survenue d’une schizophrénie.

Une étude réalisée auprès de 6 500 adolescents finlandais

L’étude de cohorte menée par l’équipe finlandaise va plus loin. Elle a été réalisée auprès de 6 500 adolescents, suivis depuis l’âge de 15-16 ans jusqu’à leurs 30 ans. Il s’agit d’un échantillon particulièrement important, au vu de la difficulté de pouvoir réévaluer les mêmes personnes 15 ans plus tard. Sa taille permet d’obtenir des résultats robustes et représentatifs de la population générale.

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