Jeux de hasard et d'argent - Dossier environnement jeux d'argent

Analyse en classes latentes des sous-types de joueurs et des traits impulsifs/compulsifs : est-il temps de repenser les limites diagnostiques du jeu pathologique

Analyse en classes latentes des sous-types de joueurs et des traits impulsifs/compulsifs : est-il temps de repenser les limites diagnostiques du jeu pathologique
L'’objectif de cette étude était d’identifier des sous-types de joueurs dans une population de 582 adultes jeunes jouant au moins 5 fois par an, et d’explorer les liens entre ces sous-types et des mesures cliniques (SCI-GD) et cognitives (tâches de stop-signal, de prise en décision et de flexibilité). Trois sous-types de joueurs ont été identifiés: joueurs récréationnels (60.2 %), joueurs problématiques (29.2%) et joueurs pathologiques (10.5%).

Les nouveaux visages des jeux en ligne

Les nouveaux visages des jeux en ligne
À une époque pas si lointaine que ça, les jeux de hasard et d’argent (JHA) étaient presque l’exclusivité des casinos, de quelques bars ou de sous-sols où se jouaient quelques parties de poker entre amis. Depuis l’avènement de l’univers « en ligne » et des nouvelles technologies, les JHA sont de plus en plus accessibles, et ce, dans une multitude de lieux et de contextes : à la maison sur son ordinateur, sur son cellulaire, par exemple, en attendant l’autobus ou bien sur sa tablette électronique quand on fait de l’insomnie.

Les lobbies salivent devant les milliards des jeux d’argent

Les lobbies salivent devant les milliards des jeux d’argent
Les Suisses sont joueurs. Le produit des jeux des deux sociétés de loteries helvétiques, Swisslos et la Loterie Romande, s’élève à un milliard de francs chaque année, dont plus de la moitié – quelque 600 millions – est reversée aux fonds cantonaux de loterie et du sport et à des associations sportives. Il faut ajouter à cela près de 800 millions de recettes provenant des maisons de jeu, dont plus de 80% sont reversés comme impôts ou contributions à l’AVS. Ce marché juteux aiguise les appétits. Cela explique pourquoi la révision de la loi sur les jeux d’argent, traitée ce mercredi par le Conseil national, a donné lieu à un lobbyisme sans précédent.

Loteries et casinos font-ils leur beurre avec les accros ?

 Loteries et casinos font-ils leur beurre avec les accros ?
Pour celles et ceux qui, jour après jour, aident les victimes des jeux d’argent, c’est une réalité explosive. La toute petite minorité de joueurs excessifs (1% à 2% de la population adulte) générerait 40% des recettes totales des loteries, des casinos ou des jeux en ligne. C’est en tout cas ce qu’établit une étude réalisée en France, en 2014, par l’Observatoire des jeux. Ses auteurs précisent que plus le jeu est addictif, plus grande est la part qui provient de la poche des joueurs à risque: elle varie de 24% pour la loterie à numéros à 76% pour le poker, en passant par les jeux de grattage (26%) et les machines à sous (41%).

Jeux d’argent: hommes et femmes courent-ils les mêmes risques ?

Jeux d’argent: hommes et femmes courent-ils les mêmes risques ?

La population française compte environ 200.000 joueurs pathologiques et 1 million à risque. Les hommes sont trois fois plus concernés que les femmes.

Être un «joueur pathologique», c’est avoir un comportement de joueur inadapté, de façon persistante et récurrente, qui conduit à des difficultés personnelles, familiales et professionnelles.

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