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Tabac : jusqu'à 45% des risques de démence peuvent être évités ou retardés, selon l'OMS

Près d'un cas de démence sur deux pourrait être évité ou retardé en agissant sur des facteurs de risque modifiables, comme le tabagisme, la sédentarité ou la pollution de l'air, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Tabac
Jusqu'à 45% des risques de démence peuvent être évités ou retardés selon l'OMS
Crédit photo : Magnific

Jusqu’à 45 % des risques de démence pourraient être évités ou retardés, en modifiant certains facteurs tels que le tabagisme, la sédentarité et la pollution atmosphérique, a estimé le 15 juin 2026 l’Organisation mondiale de la Santé.

La démence est la septième cause de mortalité et l’une des principales causes d’invalidité et de dépendance chez les personnes âgées dans le monde.

Provoquée par des maladies du cerveau, elle affecte la mémoire, la pensée et la capacité à mener une vie normale.

« Bien qu’il n’existe aucun remède contre la démence, jusqu’à 45 % des risques correspondent à des facteurs de risque modifiables tels que le tabagisme, la consommation d’alcool, l’isolement social, la sédentarité, la pollution atmosphérique et les maladies non transmissibles, dont l’hypertension artérielle et le diabète », a souligné l’OMS dans de nouvelles recommandations publiées le 15 juin.

Plus de 57 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde et près de 10 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, d’après l’OMS.

Alzheimer, la forme de démence la plus fréquente, concerne 60 à 70 % des patients

La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence et constituerait 60 à 70 % des cas.

« Derrière ces chiffres se trouvent des personnes, des familles et des communautés confrontées à des défis majeurs qui affectent non seulement leur santé mais aussi leur dignité, leur autonomie et leur bien-être », note Devora Kestel, la directrice du département des maladies non transmissibles et de la santé mentale de l’OMS.

« Cela nous concerne tous », écrit-elle dans l’avant-propos des recommandations actualisées de l’OMS, qui expliquent comment les professionnels de santé et les décideurs politiques peuvent contribuer à empêcher ou à retarder l’apparition de la démence.

L’agence des Nations unies chargée de la santé, qui avait rendu publiques ses premières recommandations sur la démence en 2019, précise que les données scientifiques se sont considérablement enrichies depuis lors.

Ces recommandations visent à favoriser un dépistage et une prise en charge précoces afin de réduire le fardeau de la démence au cours des prochaines décennies, explique-t-elle.

Bien qu’elle soit plus fréquente après 65 ans, cette pathologie n’est pas une conséquence inévitable du vieillissement, insiste l’OMS.

En savoir plus : www.scienceetavenir.fr.