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MEDICAMENTS / Les antidépresseurs sont encore mal connus

En Suisse, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à prendre des antidépresseurs. Mais, prudence, ces produits ne sont pas la solution à toutes les formes de dépression.

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anti dépresseurC’est simple, si j’arrête les antidépresseurs, j’ai envie de mourir. Tout m’agresse», a confié Muriel Robin à Télérama. Dans une longue interview, l’humoriste française a évoqué tout haut une réalité que bon nombre de personnes vivent tout bas. Celle de la dépression, qui se caractérise par un sentiment durable de tristesse, une perte de plaisir, une baisse de l’estime de soi, une vision négative du monde, parfois une irritabilité, des troubles du sommeil, de l’appétit et de la concentration. Ou encore, dans certains cas graves, des idées noires. Pour lutter contre ce sentiment de désespoir, beaucoup ont recours, comme Muriel Robin, aux antidépresseurs. Selon le rapport 2016 sur la santé psychique en Suisse, réalisé par l’Observatoire suisse de la santé, 3,7% des personnes interrogées prennent des antidépresseurs chaque jour, les femmes étant deux fois plus concernées que les hommes.

Largement prescrits et parfois pris au long cours, ces médicaments n’ont pourtant rien d’anodin: «Ils agissent, au niveau du cerveau, sur des mécanismes neurobiologiques fondamentaux», explique Nicolas Schaad, professeur de pharmacologie à la Faculté de médecine de Genève. Bien qu’ils soient utilisés depuis longtemps, il n’y a aujourd’hui encore aucune certitude quant à leur fonctionnement. On sait qu’ils agissent au niveau des neurotransmetteurs, des substances chimiques chargées d’assurer la communication entre les neurones. Mais de quelle façon? «On constate qu’ils améliorent la régulation de ces substances nécessaires à la neurotransmission, en augmentant les quantités libérées ou captées par les neurones», explique le Dr Nicolas Belleux, vice-président du Groupement des psychiatres vaudois et psychothérapeute à Lausanne. Mais leur action ne se limite pas à cela.

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