Tramadol : mésusage de cet anti-douleur et dépendance, les recommandations de l’ANSM

Médicaments

Le Tramadol est susceptible de provoquer une dépendance, à la fois physique et psychologique. Et le mésusage de cette molécule est aujourd’hui un véritable sujet de santé publique. Comme le précise l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), citant plusieurs enquêtes du réseau d’addictovigilance (CEIP-A), le Tramadol est “le premier antalgique opioïde cité dans une enquête de 2018 sur les usages problématiques, à la fois chez les usagers de drogue mais également dans la population générale pour le traitement de la douleur”. La dépendance est susceptible de provoquer des signes de sevrage, même lorsque le médicament est pris sur une courte période et aux doses recommandées.

Le Tramadol est également le “premier antalgique impliqué dans les décès liés à la prise d’antalgiques, devant la morphine (enquête DTA). 2ème antalgique le plus fréquemment retrouvé sur les ordonnances falsifiées présentées en pharmacie, derrière la codéine (enquête OSIAP)”. Pour toutes ces raisons, l’ANSM a modifié en 2020 les conditions de prescription du Tramadol : la durée de prescription ne peut excéder trois mois et une nouvelle ordonnance est indispensable pour poursuivre le traitement.

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