1,37 millions de Français ont un usage problématique des jeux d’argent et de hasard

Résultats du Baromètre de Santé publique France 2019

Jeux de hasard et d'argent
Addiction Jeux de hasard et d'argent - 1,37 millions de Français ont un usage problématique des jeux d’argent et de hasard

Parmi les conclusions de ce baromètre, retenons que 1.37 millions de français ont un usage problématique des jeux d’argent et de hasard : jeux de grattage, paris sportifs, loto… Pour rappel un usage problématique désigne des pratiques susceptibles d’entraîner des dommages sanitaires et sociaux importants pour soi ou pour autrui. Ces 1.37 millions de joueurs représentent 40% du chiffre d’affaires des sociétés de jeux d’argent. Le baromètre pointe également que le nombre des joueurs problématiques est en augmentation avec 6% de l’ensemble des joueurs en 2019 contre 4.6% en 2014.

Autre indicateur qui suscite de l’inquiétude : le montant moyen des mises a augmenté de 12.5% entre 2005 et 2014 avec une mention spéciale pour les paris sportifs dont les mises ont été multipliées par 3 en 5 ans. En moyenne les joueurs dépensent 400 euros par an dans les jeux d’argent  et de hasard soit à peu près 10% de leur budget « loisirs ».

Ce rapport contient aussi des données plus optimistes au sein de la population générale qui, elles, ont baissées.  47,2% des Français majeurs ont joué au moins une fois en 2019 contre 57,2% en 2014.

Ces résultats apportent la preuve que la prévention doit porter prioritairement sur les joueurs problématiques et dépendants. On peut penser à un meilleur encadrement de la publicité ou des pratiques de jeux d’argent sur internet. L’ANJ, qui remplace désormais  l’ARJEL s’est d’ores et déjà saisies de ce dossier.

La nouvelle édition du Baromètre de SpF a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 10 352 Français âgés de 18 à 85 ans, dont 4 544 joueurs dans l’année. Elle permet d’actualiser les connaissances sur les pratiques de jeu parmi les adultes (18-75 ans) et les profils des joueurs.

Vous pouvez consulter le rapport en cliquant sur  » En savoir plus ».

 

En savoir plus

À lire aussi