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Le smartphone peut être "aussi addictif que la cigarette" (Le Dauphine)

En ce mercredi consacrée "journée mondiale sans portable", interview d'un psychiatre et addictologue qui évoque l'addiction au smartphone dont nous sommes un peu tous victimes...

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Addiction Autres - Le smartphone peut être "aussi addictif que la cigarette" (Le Dauphine)

Depuis ce matin, vous avez allumé et manipulé votre smartphone au moins une vingtaine de fois ?

Alors ce n’est pas cette année que vous respecterez la « journée mondiale sans portable », initiée il y a 18 ans par le Français Phil Marso. Lancée au départ sous forme de canular par l’écrivain qui appelait le 6 février 2001 à la grève du téléphone portable pendant 24 heures, l’idée a évolué jusqu’à devenir un vrai rendez-vous annuel traitant de l’addiction au mobile et ses dérives, comme la nomophobie, la peur de devoir se passer de son téléphone.

A quoi reconnaît-on un comportement addictif au téléphone portable ? Que risque-t-on à passer plus de cinq heures par jour sur son mobile ? Existe-t-il un encadrement médical pour prévenir de cette dépendance digitale ? Comment gérer une éventuelle dépendance à son smartphone dans le cadre professionnel ? Quid des enfants et adolescents ?

Éléments de réponse avec le docteur Christophe Cutarella, psychiatre et addictologue à Marseille, membre de la Fondation Ramsay Générale de Santé.

A quoi reconnaît-on un comportement addictif au téléphone portable ?

Comme la plupart des comportements addictifs en général : la fréquence, mais aussi consulter son smartphone à des moments inhabituels, la nuit par exemple, et aussi quelqu’un qui continue à y aller en dépit des alertes de l’entourage, ou alors si il sait que c’est nocif, qu’il a mal aux yeux mais qu’il continue à y a aller, ou alors si il ressent un réel manque quand il n’a pas son téléphone. La nomophobie, c’est une réelle anxiété à l’idée d’être séparé de son smartphone.

Quelle est la limite du raisonnable selon vous ?

C’est compliqué, ça dépend des personnes. On n’est pas tous égaux devant l’addiction. Mettre une limite, c’est compliqué, certains ont besoin de leurs smartphones pour des raisons professionnelles et l’utilisent donc plus que d’autres…

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