Opioïdes et opiacés : quels sont ces antidouleurs qui peuvent provoquer une dangereuse addiction ?

Ils défrayent la chronique ces dernières années pour le nombre de morts par overdose que leur surconsommation a pu provoquer. Que sont les opioïdes, dont la prise doit être surveillée de près par les médecins ? Y a-t-il une différence avec les opiacés ? En tant que patients confrontés à la douleur, nous rencontrerons à un moment ou à un autre de notre vie cette classe de médicaments. En voici une présentation succincte par Sciences & Avenir.

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Addiction opiacés - Opioïdes et opiacés : quels sont ces antidouleurs qui peuvent provoquer une dangereuse addiction ?

Quand la douleur ne peut plus être soulagée par du paracétamol ou des anti-inflammatoires, une autre classe pharmacologiques est prescrite : les antalgiques opioïdes.
Mais ces médicaments sont à prendre avec autant de précaution que toute autre classe de médicaments car leur prise répétée provoque des comportements d’addiction, d’accoutumance du corps à leurs effets et de ce fait, le besoin d’en augmenter les prises et les quantités.

Opiacés et opioïdes sont des termes renvoyant à la même classe pharmacologique. En France, le mot opioïde tend à se généraliser et semble englober le terme opiacé dans les usages linguistiques courants comme savants (chimie organique et pharmacologie). Les opioïdes pourraient être décrits comme des substances pouvant se lier aux récepteurs opiacés de notre cerveau.

Le terme opiacé renvoie à des molécules naturelles présentes dans l’opium qui est la résine blanche (ou latex) obtenue à partir de l’incision des capsules encore vertes du pavot (Papaver somniferum), une fleur plus grande que notre coquelicot des champs, originaire d’Asie. Les composés naturellement présents dans l’opium sont : la morphine, la codéine, la narcotine, la laudanosine, la thébaïne, la papavérine, la narcotine, la noscapine, etc.

D’autres opiacés composés, obtenus à partir des substances naturellement présentes dans l’opium (par hémisynthèse), sont également désignés par le terme générique d’opioïdes : l’héroïne, l’hydromorphone, l’oxymorphone, l’hydrocodone, l’oxycodone…

Dans la catégorie des opioïdes, sont plus souvent citées des substances entièrement synthétiques : fentanyl, péthidine, méthadone, propoxyphène…

Avant toute chose, il faut garder à l’esprit que les opioïdes ne sont pas les antalgiques les plus couramment prescrits en France. Les antidouleurs les plus consommés restent le paracétamol, l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui représentent tout de même 78% des médicaments antalgiques (à noter que ces AINS ne sont pas non plus sans danger).

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