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Comment la pornographie influence la sexualité des jeunes

Selon une étude remise vendredi aux parlementaires, les adolescents sont de plus en plus nombreux - et de plus en plus jeunes - à consommer du porno. Ce qui ne manque pas de modifier leur rapport à la sexualité.

Autres addictions comportementales
Addiction Autres addictions comportementales - Comment la pornographie influence la sexualité des jeunes

Entre 14 et 24 ans, un jeune sur cinq avoue en regarder toutes les semaines. La pornographie a beau exister depuis des siècles, son accès, plus libre et plus facile que jamais, a profondément bouleversé la consommation qu’en font les adolescents français. Une consommation toujours plus addictive, selon une enquête publiée vendredi dans Le Parisien, et remise dans la foulée aux parlementaires. Une consommation, surtout, qui tend à modifier leurs comportements et leurs représentations du corps. Celui des autres, mais aussi le leur.

Les jeunes font-ils l’amour plus tôt ?

La première visite sur un site porno se fait en moyenne à 14 ans et 5 mois. Soit trois mois de moins qu’en 2013, d’après une étude Ifop pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique.

Mais, contrairement aux idées reçues, l’âge du premier rapport sexuel n’a quasiment pas bougé depuis les années 1980. Il est toujours de 17 ans en moyenne pour les garçons et de 17 ans et demi pour les filles. Et cela pour la moitié d’entre eux. Plus que l’âge, ce sont en fait les pratiques qui ont changé.

Interdire purement et simplement l’accès à la pornographie aux moins de 18 ans est sans doute un peu hypocrite, tant les vidéos à caractère sexuel sont à une portée de clics sur Internet. Reste qu’en-dessous de cet âge, les garçons comme les filles sont souvent encore dans la puberté. Autrement dit en plein développement psycho-sexuel. « C’est surtout cela qui est inquiétant. Car ils n’ont pas encore la maturité suffisante par rapport à ce qu’ils voient, mais aussi par rapport à ce qu’ils ressentent », juge Bénédicte de Soultrait, conseillère conjugale et sexologue, qui a mené l’an passé une enquête approfondie sur la question, à travers la plateforme Fil Santé Jeunes.

 

 

 

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