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Journée mondiale sans Facebook: que valent les programmes de «détox numérique»? (Le Figaro)

VIDÉOS - Séjours à l'hôtel loin des ondes, stages au cœur de la nature... La détox numérique se développe de plus en plus en France. Est-elle pour autant réellement efficace?

Autres addictions comportementales
Addiction Autres addictions comportementales - Journée mondiale sans Facebook: que valent les programmes de «détox numérique»? (Le Figaro)

Vos smartphone, tablette, ordinateur et montre connectée sont devenus vos meilleurs amis? C’est normal, on est au XXIe siècle. Certains diront que lorsqu’ils n’ont pas leur portable dans la poche, ils se sentent nus. D’autres admettront même être nomophobes – la nomophobie est la peur d’être éloigné de son téléphone. Il s’agit de la contraction de «no mobile phobia».

La journée mondiale sans Facebook consiste à faire abstraction du réseau social qui réunit plus de 2,32 milliards d’utilisateurs aujourd’hui. Histoire de faire un premier pas vers la détox numérique, ou comme nos voisins anglophones l’appellent: la digital detox.

«Débranche tout, revenons à nous»

Très en vogue depuis dix ans outre-Atlantique, où les «centres de désintoxication» aux nouvelles technologies fleurissent, la détox numérique est moins répandue en France. Pour ceux qui n’arrivent pas à se déconnecter seuls, certains établissements proposent, via des séjours à l’hôtel ou des stages au cœur de la nature, des programmes encadrés par des coachs (et non des médecins), à plusieurs centaines d’euros. Par exemple, à Relax Océane, en Bretagne, vous pouvez participer à un stage de quatre jours pour 505 euros, hébergement et pension compris. En Gironde, le château de la Gravière propose des pauses numériques de trois jours pour 210 euros par personne, sans compter l’hébergement et les repas. À l’hôtel-spa Vichy Célestins, la formule de trois jours est tarifée à 1035 euros, tout compris. Des tarifs qui ne sont pas forcément accessibles à tous.

Certains programmes confisquent tout objet connecté, comme à l’hôtel Vichy Célestins. «On met tout dans un coffre. Ensuite, on conduit les personnes dans une chambre sans télévision, avec simplement un poste radio, des livres et des jeux de société», précise Ismaël Gergef, responsable marketing et communication de l’hôtel. Au château de la Gravière, les participants au séjour doivent quant à eux apporter des cartes postales, du papier et des enveloppes, des crayons et stylos, un marque-page ou encore des magazines. Marie-Christine Delahaye, coach à Relax Océane, n’impose aucune restriction. «Je ne suis pas un gourou. Certains trichent. Un soir, une personne a téléphoné à ses enfants. Je lui ai fait une remarque», raconte-t-elle.

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