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Ce mois-ci, dans le JAMA Psychiatry, une étude montrant l’efficacité spectaculaire du Lisdexamfetamine, un dérivé amphétaminique, dans le traitement du trouble hyperphagique compulsif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde connaît l’effet anorexigène des amphétamines. C’est d’ailleurs cet effet qui était recherché avec les prescriptions hors-AMM de Médiator® qui ont eu les conséquences que l’on sait en France jusqu’au retrait de la molécule en 2009. Le trouble hyperphagique compulsif, ou binge eating disorder (BED) en anglais, est un trouble addictologique sévère caractérisé par la présence de crises de compulsion alimentaire au cours desquelles des quantités parfois astronomiques de nourriture peuvent être ingurgitées. Contrairement à la boulimie, il n’y a pas de conduites de purges dans le BED.

Dans cette étude conduite dans plusieurs centres américains, 418 sujets avec BED ont reçu pendant 12 semaines un traitement par lisdexamfétamine, un dérivé amphétaminique. Les investigateurs ont gardé dans l’étude ceux qui avaient eu une bonne réponse à ce traitement. Puis les participants ont été répartis en deux groupes. Le premier groupe a gardé le traitement par lisdexamfétamine, tandis que le second a reçu un placebo. La répartition s’est bien sûr faite de manière randomisée et en double aveugle. Les auteurs ont mesuré les taux de rechute dans les crises de BED à 6 mois. Dans le groupe lisdexamfétamine, ce taux était de 3,7%, alors qu’il était de 32,1% dans le groupe placebo.

Cet écart est très important. Il est même impressionnant dans le cadre d’un trouble addictif, alors qu’on sait qu’habituellement, les traitements médicamenteux n’ont qu’une efficacité modeste dans ce genre de pathologie. Ce résultat reste donc à être reproduit par d’autres équipes. Par ailleurs, la question de la sécurité au long cours de ce traitement se posera forcément étant donné la toxicité de nombreux amphétaminiques sur les valves cardiaques. Dans son utilisation habituelle, la molécule est autorisée dans le traitement du trouble déficit de l’attention / hyperactivité de l’enfant. Chez l’adulte, le niveau de sécurité est moins exploré.

 

 

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