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ECRANS / La dépendance numérique augmente la solitude, l’anxiété et la dépression

Tabac, alcool, cannabis, opiacés, cocaïne, amphétamines, jeux de hasard… autant de produits qui peuvent créer une addiction. D’un point de vue scientifique et médical, les addictions se définissent comme « des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères. » explique la Mildeca*. L’Organisation mondiale de la santé définit quant à elle le syndrome de dépendance « comme un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques dans lesquels l’utilisation d’une substance psychoactive spécifique ou d’une catégorie de substances entraîne un désinvestissement progressif des autres activités. »

Parmi les addictions sans substance, seul le jeu pathologique (jeux de hasard et d’argent) est cliniquement reconnu comme une dépendance comportementale, selon la Mildeca. Pourtant ces dernières années, un autre élément peut s’ajouter à la liste : l‘hyperconnectivité, via l’ordinateur mais surtout via le smartphone. Alors que certains chercheurs mettent déjà en garde contre l’addiction aux selfies, des scientifiques de la San Francisco State University affirment que les smartphones font partie intégrante de la vie de la plupart des gens, pour rester connectés et informés en tout temps… au point que certains se trouvent incapables d’ignorer la moindre alerte ou notification.

Le corps et l’esprit ne sont jamais au calme

Leur étude soutient ainsi que la surutilisation des smartphones est semblable à n’importe quel autre type de toxicomanie. « La dépendance comportementale liée à l’utilisation de smartphones commence à former des connexions neurologiques dans le cerveau de la même manière progressive que les personnes qui prennent de l’Oxycontin pour soulager la douleur. », explique le Pr Erik Peper. Sans compter que la dépendance aux médias sociaux peut avoir un effet négatif sur le lien social. Dans un sondage mené auprès de 135 étudiants, les chercheurs ont constaté que les étudiants qui utilisaient le plus leur téléphone se déclaraient le plus exposés à un sentiment d”isolement, d’anxiété voire de dépression.

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