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Autres addictions comportementales - Complications de l'addiction aux jeux-vidéo

La dépendance aux jeux vidéo se répercute dans les différents espaces de la vie de la personne : espace personnel, familial, social, scolaire, professionnel… Elle peut aussi avoir des conséquences physiques. Certains signes doivent mettre en alerte l’entourage Un jeune (ou un adulte) « scotché » à son ordinateur, les yeux rivés sur son écran, hermétique à toutes remarques ou demandes tant son…

La dépendance aux jeux vidéo se répercute dans les différents espaces de la vie de la personne : espace personnel, familial, social, scolaire, professionnel… Elle peut aussi avoir des conséquences physiques.

Certains signes doivent mettre en alerte l’entourage

Un jeune (ou un adulte) « scotché » à son ordinateur, les yeux rivés sur son écran, hermétique à toutes remarques ou demandes tant son attention est retenue par son jeu vidéo et par les autres jeunes (ou adultes) qui «en ligne», évoluent dans le même monde virtuel que lui.

Les  conséquences personnelles et familiales

La personne va avoir tendance à rester enfermée des journées entières à jouer, négligeant ses relations sociales, même si elle peut, lors des parties de jeu être en communication avec d’autres personnes.

Les conséquences de cet enfermement peuvent aller jusqu’à :

  • la rupture
  • l’exclusion sociale
  • la marginalisation
  • une difficulté d’intégration dans la société
  • une fuite de la réalité avec sa quotidienneté, ses habitudes.
  • Une incapacité à se projeter dans le futur.

 

Un trop grand investissement dans le jeu peut avoir des conséquences familiales importantes : mésentente, divorce, isolement. Même si au départ, le conjoint sera compréhensif, au vu de la « plongée » de l’autre dans le jeu, il se sentira totalement impuissant et bien souvent, il décidera de s’éloigner.

Certains jeunes sont en conflit permanent avec leur famille car plus agressifs. Ils peuvent aussi avoir perdu tout lien avec leurs amis.

Les conséquences scolaires, dans le travail

Un jeune qui joue se couchera en général tard. Il aura des difficultés à se lever le matin pour aller à l’école, au collège… Il va commencer à « décrocher » des études puis finir par abandonner aussi d’autres activités culturelles ou sportives.

L’adulte pourra avoir des problèmes récurrents pour se rendre au travail (absentéisme) et s’y investir (manque de concentration). Le jeu prend trop de place dans les pensées.

Les conséquences physiques

On a pu observer chez de très gros joueurs différents symptômes comme :

 

  • des problèmes d’engourdissement, de fourmillements dans les doigts, avec parfois une douleur irradiant au bras

 

  • le syndrome du canal carpien : souffrance du nerf médian au niveau du poignet par sa compression

Le joueur est en général quelqu’un de tendu vers un objectif : gagner.  Cela peut engendrer du stress  qui va favoriser des tensions. Celles-ci peuvent engendrer des troubles musculo-squelettiques par exemple dans le cou, les épaules avec des maux de tête.  Les épisodes de jeux intenses peuvent aussi provoquer des troubles du rythme cardiaque.

  • une fatigue oculaire, une vision brouillée, une irritation des jeux, les yeux secs : l’attention concentrée sur l’écran et la fixité du regard explique tous ces symptômes

 

  • des migraines régulières

 

  • des douleur dorsale et cervicale

 

  • une alimentation irrégulière, des repas sautés qui peuvent engendrer un amaigrissement (le joueur va « oublier » de s’alimenter) ou au contraire, la sédentarisation peut créer de l’obésité ou du surpoids en particulier à cause du délaissement des activités sportives.

 

  • une mauvaise hygiène corporelle qui peut créer des problèmes d’irritation de la peau

 

  • des troubles du sommeil, changement de cycle du sommeil :

 

Les conséquences psychologiques

Parmi les conséquences psychologiques on peut trouver :

 

  • Une perte de contrôle
  • Une perte de la notion du temps
  • des troubles de l’humeur (trouble dépressif, trouble bipolaire)
  • des troubles anxieux (phobie sociale, TOC)
  • des troubles liés à l’usage de substance (alcool, tabac, cannabis)
  • en cas de sevrage, une agitation cérébrale, une anxiété, un changement brusque de comportement et enfin une pensée obsédante ou des rêves à propos des jeux vidéo risquent de se manifester.
  • le manque de confiance en soi et la mauvaise image de soi.

L’addiction concerne une minorité de joueurs. Jouer aux jeux vidéo peut aussi avoir des aspects très positifs.

Les bienfaits des jeux vidéo

Le jeu vidéo stimule le cerveau. Il peut permettre l’acquisition plus rapide des connaissances par l’enfant mais aussi l’augmentation des réflexes en réduisant le temps de réaction du joueur.

Les jeux vidéo peuvent développer des capacités cognitives, des capacités d’attention, de concentration. Ils améliorent la mémoire, la coordination entre l’œil et la main (beaucoup de jeux de sport ou des FPS).

Le jeu vidéo développe une meilleure appréhension de l’environnement. Il permet à l’œil d’être mieux exercé pour repérer les informations. Il améliore la concentration. Le fait de s’inscrire dans une guilde (groupe de joueurs qui jouent régulièrement ensemble, le plus souvent à un jeu MMORPG-multijoueur) pourra permettre de partager avec d’autres joueurs et de développer l’estime de soi.

Les serious game

Dans de nombreux domaines (formation, marketing, ressources humaines, santé…) des « jeux sérieux » (aussi nommés « serious games » ont fait leur apparition. Ils sont construits sur des environnements vidéo-ludiques qui proposent des mises en situation.

La thérapie par le jeu vidéo

 Le jeu vidéo pourrait aider le thérapeute à avoir une meilleure compréhension des croyances, des valeurs et des goûts de ses patients.

Un psychologue-psychanalyste, Michael Stora a développé une forme de thérapie par les jeux vidéo avec le jeu des « Sims » Il l’a utilisé dans un cadre très précis, pour des enfants ayant du mal à parler, jouer, et présentant des pathologies limites. Il a expliqué que les « multiples facettes de ce jeu permettaient d’en dire long sur les facettes de la personnalité d’un enfant, mais aussi des adultes ».

Le jeu vidéo peut être un « révélateur » de pathologies chez le patient.

 

En parallèle de la consultation un groupe de paroles pourra être proposé au patient.

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