Tabac – Les dispositifs transdermiques

Il existe différents dosages qu’on adapte en fonction du nombre de cigarettes consommées par jour, de la façon de fumer, de la durée de consommation etc. 

Les différents dosages en milligrammes de nicotine : 

Sur 24h :  7 mg, 14 mg, 21 mg 

Sur 16h : 5mg, 10 mg, 15 mg, 25 mg 

Comment choisir le dosage ?

Votre médecin ou votre tabacologue saura adapter votre dosage. Vous pouvez également évaluer votre dépendance avec plusieurs tests, dont le plus connu est celui de Fagerström.
Une cigarette industrielle contient entre 1 et 3 mg de nicotine, selon comment on tire dessus, le double pour les roulées ou les tubées.
Par ailleurs, tout fumeur s’auto-titre, il prend dans sa cigarette la juste dose de nicotine dont il a besoin, en ajustant sa façon de fumer.

On peut porter plusieurs patch selon le besoin. Il est conseillé de les associer avec une substitution orale afin de maximiser les chances de réussite.

Comment l’utiliser ?

On le colle sur une peau propre et sèche, sans poils et sans irritation, en évitant la poitrine.
Chaque jour le patch est collé à un endroit différent.
Le patch sur 16h se pose le matin au réveil et se retire avant le coucher, alors que le 24h se garde jusqu’au lendemain matin.

On presse bien le patch 10 secondes pour qu’il adhère à la peau.
Il est conçu pour tenir sous la douche, mais en cas de forte sudation ou de crainte de décollage, n’hésitez pas à utiliser un sparadrap large bande hypo-allergénique.
En cas d’irritation et d’allergie à la colle, un antihistaminique peut être prescrit.
Collez votre patch sur la partie basse du corps (haut des fesses, cuisses) et même sous la plante des pieds.

Durée d’utilisation : 

La durée d’utilisation minimale est de 3 mois avec décroissance progressive par paliers de 4 semaines minimum. Il faut savoir que l’efficacité des patchs est améliorée si une durée de port plus longue est possible : 6 mois, 9 mois sans souci. On a fumé longtemps, il faut prendre le temps du sevrage.

Comment reconnaître le sur dosage du sous-dosage ? 

Le surdosage est très rare car les ex-fumeurs ont tendance à avoir peur du “trop de nicotine », c’est donc plutôt le sous-dosage qui est fréquent. 

Les symptômes d’un surdosage : nausées, céphalées, palpitations, bouche pâteuse.
Ce sont les ressentis que vous connaissiez lorsqu’il vous arrivait de trop fumer en soirée. 

Les symptômes du sous-dosage sont ceux du manque : envies de fumer, irritabilité, pulsions alimentaires, anxiété, sueurs, etc. Parfois les envies de fumer ne sont pas au premier plan.

 Peut-on associer patch et autres substituts ?

Oui, il est possible d’utiliser en même temps plusieurs types de substituts, comme gommes/pastilles et patchs ou patchs et inhalateurs, patchs et vape. Cette association peut permettre de mieux « contrôler » le dosage de nicotine.

Le patch est souvent accompagné d’un autre substitut pour gérer les envies qui arrivent en journée. Cela majore d’ailleurs les chances de réussite du sevrage.

Peut-on fumer avec un patch ? 

 Oui, on peut fumer avec un patch ! Cela peut même être une stratégie pour diminuer, puis arrêter de fumer tout en augmentant sa substitution pour trouver le bon dosage. Si vous continuez à fumer avec un patch c’est que votre dosage n’est pas suffisant. Enfin, si vous craquez pour une cigarette, n’enlevez pas votre patch.

Puis-je porter un patch si je suis cardiaque? 

Les substituts nicotiniques sont bien tolérés chez les patients coronariens, et ne provoquent pas d’aggravation de la maladie coronarienne ou de troubles du rythme. Ils peuvent être prescrits dès la sortie de l’unité de soins intensifs au décours immédiat d’un infarctus du myocarde (AFSSAPS, mai 2003). 

Je suis enceinte, les patchs me sont-ils interdits ?

Les substituts nicotiniques peuvent être prescrits à tout moment de la prise en charge d’une femme enceinte fumeuse : de la consultation prénatale aux suites de couches, y compris si la femme allaite.

La prise en charge des substituts nicotiniques

Les substituts sont pris en charge par l’Assurance maladie et bénéficient du tiers payant sur prescription.
Médecins (y compris médecins du travail), sages-femmes, infirmiers (y compris infirmiers du travail), chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes peuvent vous prescrire des substituts nicotiniques.
La liste des substituts remboursés se trouve sur le site Ameli (liste au 18/10/2022)

Aller plus loin sur l’espace Tabac

Informations, parcours d’évaluations, bonnes pratiques, FAQ, annuaires, ressources, actualités...

Découvrir